Une question de vie ou de mort

A Matter of Life and Death

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Une question de vie ou de mort
Titre en VO
A Matter of Life and Death
Année (copyright)
1946
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Michael Powell, Réalisateur Emeric Pressburger, Acteurs, David Niven, Kim Hunter, Roger Livesey, Robert Coote, Raymond Massey, Marius Goring, Kathleen Byron, Richard Attenborough, Abraham Sofaer, Bonar Colleano, Joan Maude, Robert Atkins
Genre(s)
Guerre, Fantastique, Amour
Thématiques
Guerre 1939-1945, Avions, Représentations de l’au-delà, Procès, Entre rêve et réalité, Aimé par Stanley Kubrick, Films de 1946
Pays de production
Royaume-Uni
Durée
1 h 40 min
Résumé
Le pilote anglais Peter Carter aurait dû mourir dans la nuit du 2 mai 1945, en s'éjectant, sans parachute, de son avion en feu. Mais le messager chargé de le conduire au paradis s'est perdu dans un brouillard épais et n'a pu faire son travail... Sur terre, le miraculé va retrouver une opératrice radio américaine et filer le parfait amour jusqu'à ce que l'émissaire des cieux vienne le rappeler à l'ordre. Peter fera appel et obtiendra un procès où il pourra défendre son droit à la vie.
IMDB

Mon avis

S’inscrivant habilement entre rêve et réalité, ce joli conte fantastique possède un charme désuet, agrémenté par un beau traitement chromatique qui jongle entre la flamboyance du Technicolor pour les scènes terrestres et un noir et blanc bleuté pour les scènes célestes. Le récit est conduit avec efficacité et séduction par Michael Powell et Emeric Pressburger qui, ensemble, ont écrit, réalisé et produit une quinzaine de films entre les années 1940 et 1960, dont certains commandés par le ministère de l’Information britannique pour faire passer quelques messages sur la Seconde Guerre mondiale ou sur les relations diplomatiques d’après-guerre. Cette Question de vie ou de mort fait partie de ces films de commande. Son scénario devait comporter un peu de baume pour apaiser des tensions, au sortir de la guerre, entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. Et c’est ce baume qui, malheureusement, alourdit un peu l’histoire, au cours de scènes de procès qui s’éternisent en digressions maladroites sur les rapports entre les deux pays. Ça va mieux quand on revient au conte avec une morale finale certes gentillette (rien ne résiste à l’amour…), mais surtout une pirouette amusante qui remet tout le récit en perspective. C’est plaisant même si, au bout du compte et du conte, on peut préférer d’autres films de Powell et Pressburger, tels que Colonel Blimp, Le Narcisse noir ou Les Chaussons rouges (leur chef-d’œuvre).

Frédéric Viaux (film vu le 23/07/1998)

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