La Terre éphémère

Simindis kundzuli

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
La Terre éphémère
Titre en VO
Simindis kundzuli
Année (copyright)
2014
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur George Ovashvili, Acteurs, Ilyas Salman, Mariam Buturishvili, Irakli Samushia, Tamer Levent
Genre(s)
Drame
Thématiques
Regards sur la Géorgie, Sur une île, Au bord de l'eau, Chroniques de la vie paysanne, Nature/culture, Man vs Wild - l'homme face à la nature, Relations entre grands-parents et petits-enfants, Adolescents, Films de 2014
Pays de production
Géorgie,  Allemagne,  France,  République tchèque
Durée
1 h 40 min
Résumé
Sur le cours du fleuve Inguri, entre Géorgie et Abkhazie, apparaissent, au gré des saisons et des crues, des îlots de terre fertile. C'est l'un de ces îlots qu'investit un vieil homme pour y faire pousser du maïs, animé par l'espoir de réaliser une magnifique récolte et la crainte de tout perdre selon les caprices du fleuve. Il reçoit l'aide de sa petite-fille ado et observe, de près ou de loin, les soldats abkhazes et géorgiens qui patrouillent dans cette zone frontalière.
IMDB

Mon avis

Cette chronique de la vie paysanne par temps de guerre vaut surtout pour son cadre insolite, un îlot cultivé au milieu du fleuve Inguri, et pour sa thématique centrale qui confronte l’homme à une nature sauvage, à la fois généreuse et cruelle. Le cinéaste géorgien George Ovashvili, dont c’est le second long-métrage après L’Autre Rive (2009), exploite joliment ce décor grâce à une réalisation attentive, contemplative, et un bon travail sur la lumière. La thématique nature/culture, via l’évocation d’une tradition agricole singulière, débouche quant à elle, à la fin, sur une réflexion intéressante sur le passage du temps, le cycle de la vie et de la mort, et une forme d’éternel recommencement.

Dans ce pur film de festival, drame minimaliste, quasiment sans dialogue, tout en lenteur, on peut toutefois regretter que les bribes d’histoires annexes (l’éveil de la sensualité de la jeune fille, les relations avec le soldat blessé, le conflit guerrier latent…) ne soient pas plus étoffées et abouties. Ovashvili glane de petites choses qui forment un tout que l’on aurait aimé plus consistant. Mais les travaux et les jours du vieux paysan et de sa petite-fille, ainsi que le point de vue insulaire donnent au film une originalité certaine et un caractère touchant à défaut d’être particulièrement stimulant.

Globe de cristal du meilleur film au festival de Karlovy Vary 2014.

Frédéric Viaux (film vu le 20/09/2014)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *