Kundun
Kundun
Fiche technique
Mon avis
Deux ans après Casino, Martin Scorsese illustre une partie de la biographie du dalaï-lama, passant de l’énergie fiévreuse et furieuse de l’univers du jeu à Las Vegas à la vie d’un ascète à Lhassa. En matière de grand écart, c’est le top. Le réalisateur choisit souvent la focalisation interne pour mettre en images et en sons les rêves, les hallucinations, mais aussi les doutes, les angoisses d’un homme religieux et politique. Virtuosité des mouvements de caméra, superbes couleurs, excellent montage… Côté images, c’est impeccable. Côté sons, la musique est quelque peu envahissante mais participe de la dimension poétique de l’ensemble. Une dimension poétique qui ne compense toutefois pas la faiblesse du fond (assez lisse et consensuel). Où l’on apprend finalement peu de choses en termes de religion et d’histoire. Le film se réduit ainsi surtout à un exercice de style. Beau mais un peu vain. Et c’est dommage.
Photographie : Roger Deakins. Musique : Philip Glass.
Frédéric Viaux (film vu le 29/06/1998)