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Eojjeolsuga eobsda

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
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Titre en VO
Eojjeolsuga eobsda
Année (copyright)
2025
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Park Chan-wook, Acteurs, Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon, Lee Sung-min, Yeom Hye-ran, Cha Seung-won, Kim Woo-seung, Choi So-yul
Genre(s)
Comédie dramatique, Policier / Crime, Thriller
Thématiques
D'après Donald Westlake, Polars-thrillers coréens, Regards sur la Corée du Sud, Monde du travail et de l'entreprise, Au chômage, Plantes, Robots et intelligence artificielle, Humour noir, Films de 2025
Pays de production
Corée du Sud
Durée
2 h 20 min
Résumé
Man-su est cadre dans l'industrie papetière. Il mène une vie confortable avec sa femme, ses deux enfants et ses deux chiens, dans une belle maison familiale. Son licenciement fait tout vaciller. En vue de retrouver au plus vite un travail dans son domaine, Man-su ne voit pas d'autre choix que d'éliminer physiquement ses concurrents potentiels.
IMDB

Mon avis

Park Chan-wook adapte ici très librement un roman de Donald Westlake, Le Couperet, qui fut également adapté au cinéma en 2005 par Costa-Gavras. Costa-Gavras à qui le réalisateur sud-coréen dédie d’ailleurs son film. Entre les deux adaptations du roman, on peut largement préférer la française, plus sobre sur la forme et plus convaincante sur le fond.

Le début de ce film est toutefois plutôt réussi avec son regard critique sur la société sud-coréenne et sur le monde contemporain “aisé” en général : matérialisme excessif, capitalisme sauvage, monde du travail impitoyable… Les séances de coaching de groupe pour licenciés déprimés sont cruellement savoureuses. L’évocation du déclin de la famille du héros est emballée de manière assez fulgurante. Mais c’est après que cela déçoit, quand le héros met en œuvre son projet meurtrier. Le scénario perd alors un peu son orientation principale (liée au monde du travail) pour emprunter des chemins de traverse parfois longs et sinueux. Le mélange des genres, entre propension à la violence, goût du burlesque voire du grotesque, et thriller, s’avère par ailleurs inégal en qualité. L’intention est appuyée, amplifiée par des effets de style dont certains paraissent gratuits, même s’il faut reconnaître une inventivité en matière de points de vue et de montage. Enfin, le récit, rocambolesque et improbable, se conclut sur une évocation de l’intelligence artificielle qu’on peut trouver plaquée.

Frédéric Viaux (film vu le 15/02/2026)

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