Embrasse-moi, idiot

Kiss Me, Stupid

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Embrasse-moi, idiot
Titre en VO
Kiss Me, Stupid
Année (copyright)
1964
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Billy Wilder, Acteurs, Ray Walston, Dean Martin, Kim Novak, Felicia Farr, Cliff Osmond, Barbara Pepper, Doro Merande, Howard McNear
Genre(s)
Comédie, Amour
Thématiques
Adaptations de pièces de théâtre, Chanteurs, Séducteurs, Enseignants - professeurs, Pianistes, Arrivistes, Jalousie, Marivaudages, Prostitué(e)s et prostitution, Décorateur Alexandre Trauner, Films de 1964
Pays de production
États-Unis
Durée
2 h 00 min
Résumé
Dino, célèbre crooner et séducteur, passe en voiture par une bourgade isolée du Nevada. Il y rencontre Barney et Orville, compositeurs de chansons à leurs heures perdues. Les deux amis vont tout faire pour retenir Dino le temps d'une soirée et lui faire écouter leurs chansons. Mais le crooner risque aussi de s'intéresser à la jolie épouse d'Orville... Alors Barney a l'idée d'éloigner celle-ci et de la remplacer par une prostituée.
IMDB

Mon avis

Librement inspiré d’une pièce italienne d’Anna Bonacci (L’Ora della fantasia), le scénario est bien troussé et assez osé pour l’époque. D’ailleurs, les ligues de vertu ont donné de la voix. Elles ont peu goûté ce marivaudage “échangiste” dans une ville baptisée Climax (“Orgasme”) où coexistent association puritaine et lieu de débauche. Billy Wilder s’amuse d’une certaine hypocrisie et d’une forme d’arrivisme ou culte du succès. Pourtant, il ne va pas au bout de la satire et son film apparaît faussement immoral. Malgré quelques détours, ce sont en effet les valeurs traditionnelles qui sont confirmées au final : épouse dévouée, union renforcée, prostituée rêvant d’un foyer et retrouvant le droit chemin…

Côté interprétation, le jeu de Ray Walston est assez pénible, tout en excès. C’est Peter Sellers qui tenait initialement le rôle, avant d’abandonner le tournage à la suite d’une crise cardiaque. De son côté, Dean Martin ne manque pas de dérision en proposant, à travers son personnage, une caricature de lui-même. À noter que sur le plan commercial, le film fut un échec à sa sortie dans les salles.

Musique : André Previn. Décors : Alexandre Trauner.

Frédéric Viaux (film vu le 04/08/2010)

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