Embrasse-moi, idiot
Kiss Me, Stupid
Fiche technique
Mon avis
Librement inspiré d’une pièce italienne d’Anna Bonacci (L’Ora della fantasia), le scénario est bien troussé et assez osé pour l’époque. D’ailleurs, les ligues de vertu ont donné de la voix. Elles ont peu goûté ce marivaudage “échangiste” dans une ville baptisée Climax (“Orgasme”) où coexistent association puritaine et lieu de débauche. Billy Wilder s’amuse d’une certaine hypocrisie et d’une forme d’arrivisme ou culte du succès. Pourtant, il ne va pas au bout de la satire et son film apparaît faussement immoral. Malgré quelques détours, ce sont en effet les valeurs traditionnelles qui sont confirmées au final : épouse dévouée, union renforcée, prostituée rêvant d’un foyer et retrouvant le droit chemin…
Côté interprétation, le jeu de Ray Walston est assez pénible, tout en excès. C’est Peter Sellers qui tenait initialement le rôle, avant d’abandonner le tournage à la suite d’une crise cardiaque. De son côté, Dean Martin ne manque pas de dérision en proposant, à travers son personnage, une caricature de lui-même. À noter que sur le plan commercial, le film fut un échec à sa sortie dans les salles.
Musique : André Previn. Décors : Alexandre Trauner.
Frédéric Viaux (film vu le 04/08/2010)