Fjord

Fjord

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Fjord
Titre en VO
Fjord
Année (copyright)
2026
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Cristian Mungiu, Acteurs, Sebastian Stan, Renate Reinsve, Vanessa Ceban, Jonathan Ciprian Breazu, Henrikke Lund Olsen, Lisa Carlehed, Markus Tønseth, Ellen Dorrit Petersen, Lisa Loven Kongsli, Christian Rubeck
Genre(s)
Drame
Thématiques
Regards sur la Norvège, Regards sur la Roumanie, Différences sociales - religieuses, Il était une foi, Adolescents, Écoles - collèges - lycées, Voisins et voisines, Procès, Avocats, Palme d'or au festival de Cannes, Films de 2026
Pays de production
Roumanie,  France,  Norvège,  Danemark,  Suède
Durée
2 h 25 min
Résumé
Il est roumain, elle est norvégienne, ils ont cinq enfants. Les Gheorghiu viennent s'installer dans un fjord norvégien, après avoir vécu en Roumanie. Ce sont des membres fervents de l'Église évangélique. Ils élèvent leurs enfants en suivant les principes de leur foi et n'hésitent pas à les punir, "pour leur bien". Un jour, une enseignante découvre des ecchymoses sur le corps d'un des enfants Gheorghiu, en fait part aux responsables de l'établissement scolaire, lesquels alertent les services de l'Aide à l'enfance.
IMDB

Mon avis

Un film difficile à évaluer. Sur la forme, il n’y a pas photo : c’est très bien réalisé (avec une belle science du plan-séquence), très bien monté et très bien interprété (avec une mention spéciale pour Sebastian Stan). La narration, tout en tension, est par ailleurs captivante du début à la fin. Sur le fond, c’est plus compliqué. Le scénario, intéressant à bien des égards, ne laisse pas indifférent mais laisse un peu perplexe. L’un des intérêts réside dans la contemporanéité du regard social, dans la présentation d’une société occidentale de plus en plus clivée entre progressisme laïc et conservatisme religieux. Un autre intérêt est de refuser le manichéisme et de montrer qu’il peut y a avoir de l’intolérance et de l’intransigeance dans les deux camps. Cristian Mungiu fait avancer son récit en position d’arbitre, attribuant de bons et de mauvais points à droite comme à gauche, alternant défense et accusation. Mais au final pour dire quoi ? Quelle est sa thèse ? Un relativisme des valeurs, des cultures, des notions d’éduction et de liberté ? Une mise en garde contre un progressisme qui peut devenir un nouveau fascisme ? On pouvait espérer plus de clarté en termes d’intention et de positionnement. Idem sur le plan dramatique. En ne tranchant pas sur la “vérité” de l’histoire, l’auteur reste sur le terrain des convictions et d’une opposition inconciliable. Soit. Mais en cultivant l’ambiguïté jusqu’au bout, tout en renforçant le sentiment d’oppression éprouvé par la famille au cœur du débat, il laisse un doute sur la possible fibre réac de son propos.

Palme d’or au festival de Cannes 2026.

Frédéric Viaux (film vu le 27/08/2026)

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