Hijo mayor
Hijo mayor
Fiche technique
Mon avis
Le projet semble porté par une belle sensibilité qui cherche à s’exprimer via les sentiments de décalage et de solitude liés à la migration, ou encore la relation père-fille. Il témoigne aussi d’une certaine ambition narrative avec trois parties bien distinctes, les deux premières en mode fiction (la seconde étant un flash-back de ce qui précède), la dernière en mode documentaire. Le tout reconstituant subjectivement et partiellement l’histoire familiale de la réalisatrice, Cecilia Kang. Les intentions sont bonnes, mais le résultat est peu convaincant. Faiblement nourri sur le plan dramatique (surtout dans sa première partie), étiré sur près de deux heures au total, le récit manque de souffle et semble long. Il laisse par ailleurs présager un drame (concernant le personnage de la sœur) qui n’existe finalement pas et laisse donc un peu perplexe, comme le choix du titre (“Fils aîné”) qui paraît sans rapport avec l’histoire mais apparaît maladroitement plaqué à l’écran au milieu du film, sans justification évidente.
Frédéric Viaux (film vu le 15/08/2025)