Histoires parallèles

Histoires parallèles

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Histoires parallèles
Titre en VO
Histoires parallèles
Année (copyright)
2026
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Asghar Farhadi, Acteurs, Isabelle Huppert, Adam Bessa, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney, India Hair, Catherine Deneuve
Genre(s)
Drame
Thématiques
Paris, Écrivains, Voyeurisme, Voisins et voisines, Métros, Voleurs - braqueurs, Je sors de prison et c'est pas simple, Vagabonds - SDF, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Mises en abyme, Compositeur Zbigniew Preisner, Films de 2026
Pays de production
France,  Belgique,  Italie
Durée
2 h 20 min
Résumé
À Paris, une écrivaine espionne un appartement face au sien, qui accueille un studio de doublage. Elle fantasme sur les relations qui unissent ses trois occupants pour nourrir son prochain roman. Dans le même temps, sa nièce lui trouve un assistant, rencontré dans le métro, pour l'aider à déménager. Un assistant qui va entrer dans le jeu voyeuriste et littéraire de l'écrivaine, puis se l'approprier.
IMDB

Mon avis

Pour son second long-métrage tourné en France (après Le Passé), Asghar Farhadi s’est inspiré très librement de Brève Histoire d’amour, sixième épisode du Décalogue de Krzysztof Kieslowski, en intégrant le thème du voyeurisme dans un dispositif de métafiction littéraire. L’hommage au cinéaste polonais se retrouve dans l’orchestration d’un chassé-croisé de personnages, dans l’expression de destinées bouleversées, dans un certain questionnement moral et dans la collaboration avec le compositeur fétiche de Kieslowski, Zbigniew Preisner, pour la musique du film. Hommage louable dans ses intentions, pertinent en raison des points communs qui existent entre les filmographies des deux réalisateurs, mais pas très marquant dans sa concrétisation. Idem pour l’argument de métafiction et de mise en abyme. Stimulant dans son principe : la réalité nourrit la fiction qui, à son tour, nourrit la réalité. Mais poussif et longuet dans son traitement. Idem encore pour le casting “all stars” : alléchant sur le papier, mais sans grande performance au final, ni individuelle ni chorale.

Globalement, sans être indigne d’intérêt, ces Histoires parallèles manquent de rythme, d’intensité, de profondeur. On retrouve peu le lyrisme ou la puissance dramatique de Kieslowski. On retrouve peu le sens du suspense moral qui fait le sel du cinéma de Farhadi. Résultat en demi-teinte, donc, à la fois sur le fond et sur la forme visuelle (assez grise).

Frédéric Viaux (film vu le 25/05/2026)

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