L’Être aimé

El ser querido

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
L'Être Aimé
Titre en VO
El ser querido
Année (copyright)
2025
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Rodrigo Sorogoyen, Acteurs, Javier Bardem, Victoria Luengo, Marina Foïs, Raúl Arévalo, Melina Matthews, Raúl Prieto, Mourad Ouani, Pepa Gracia, Malena Villa
Genre(s)
Drame
Thématiques
Mises en abyme, Personnages réalisateurs ou metteurs en scène, Personnages acteurs, Personnages producteurs, Relations entre pères et filles, Culpabilité, Rédemptions, Traversées du désert, Sur une île, Films de 2025
Pays de production
Espagne,  France
Durée
2 h 15 min
Résumé
Ex-enfant terrible du cinéma espagnol, exilé aux États-Unis, le réalisateur Esteban Martínez revient en Espagne pour tourner son nouveau film, Desierto. Il propose le rôle féminin principal à sa fille Emilia, une actrice de second plan, qu'il n'a pas vue depuis treize ans. Après réflexion, la jeune femme accepte le rôle, se rend aux Canaries et vie un tournage sous tension avec son père.
IMDB

Mon avis

On retrouve dans ce film de Rodrigo Sorogoyen le même dispositif scénaristique que dans Valeur sentimentale, de Joaquim Trier : un père cinéaste reconnu, qui tente de renouer contact avec sa fille actrice, délaissée, en lui proposant un rôle dans son nouveau film. Du côté du père : culpabilité, quête de réparation et de rédemption, sans pouvoir gommer toutefois une posture autoritaire et une présence toxique. Du côté de la fille : tourments liées aux blessures du passé, tentatives de reconstruction au présent et désir d’émancipation. Ce duplicata, dans un intervalle de temps si rapproché, est dommageable. D’autant que le film de Sorogoyen apparaît un peu moins bien abouti que celui de Trier, au sens où il lui manque une conclusion marquante. Certains traits d’écriture sont aussi un peu appuyés. Malgré ces réserves, l’ensemble se tient, porté par une réalisation qui sait faire vibrer les tensions entre les personnages, des dialogues souvent percutants et une interprétation convaincante (mention spéciale à Javier Bardem, d’une sacrée intensité). La mise en abîme du cinéma dans le cinéma est par ailleurs réussie, avec un bon tableau du microcosme que représente le tournage d’un film. Et les rapports entre père et fille, entre l’art et la vie, sont plutôt bien exploités, à défaut d’être transcendés.

Frédéric Viaux (film vu le 24/05/2026)

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