Les Saveurs du palais
Les Saveurs du palais
Fiche technique
Mon avis
À l’origine, il y a une histoire vraie, celle de Danièle Delpeuch qui fut la cuisinière attitrée de François Mitterrand pendant deux ans. Étienne Comar (qui a notamment coécrit Des Hommes et des dieux) et Christian Vincent (dont la dernière réalisation, Quatre Étoiles, remonte à 2006) en ont tiré un scénario de facture honnête, centré sur les plaisirs gustatifs et les us et coutumes d’un palais présidentiel aux privilèges quasi royaux. Le résultat à l’écran a le mérite d’être simple et sobre, célébrant l’art culinaire via les images, les mots, les jeux de mots. Le côté gourmand est certainement ce qu’il y a de plus réussi dans ce film. Le reste s’avère malheureusement anecdotique et superficiel. Le portrait d’Hortense n’est pas très approfondi (qui est-elle vraiment ? quelle est son histoire personnelle ? qu’est-ce qui motive ses choix ?). Sa relation avec le président n’est pas non plus très développée. On reste donc un peu sur sa faim, même si l’on ne s’ennuie jamais. Catherine Frot (très bien dans un rôle sur mesure) et Jean d’Ormesson (parfaitement à l’aise pour sa première expérience au cinéma, dans un rôle initialement prévu pour Claude Rich) nous entraînent gentiment dans ce récit sympathique, qui ne décolle cependant jamais vraiment.
Danièle Delpeuch avait déjà eu affaire au monde du cinéma dans le passé : c’est elle qui avait préparé Pierre Richard pour son rôle dans Les Mille et une recettes du cuisinier amoureux, de Nana Djordjadze (1996).
Frédéric Viaux (film vu le 27/09/2012)