Truly Naked

Truly Naked

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Truly Naked
Titre en VO
Truly Naked
Année (copyright)
2025
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisatrice Muriel d'Ansembourg, Acteurs, Caolán O'Gorman, Safiya Benaddi, Andrew Howard, Alessa Savage, Lyndsey Marshal, Juliet Aubrey, Cameron King
Genre(s)
Drame
Thématiques
Industrie pornographique, Personnages producteurs, Personnages acteurs, Personnages réalisateurs ou metteurs en scène, Let's talk about sex, Relations entre pères et fils, Adolescents, Écoles - collèges - lycées, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Films de 2025
Pays de production
Pays-Bas,  Belgique,  France
Durée
1 h 40 min
Résumé
Alec est un enfant du porno, fils d'un acteur et d'une actrice que se sont rencontrés sur un tournage de film X. Depuis la mort de sa mère, Alec vit avec son père, Dylan. En marge du lycée, il participe au "business" familial, la production de contenus pornographiques, en filmant et photographiant notamment les performances de son père. Au lycée, pour les besoins d'un exposé, Alec se rapproche de Nina qui éveille ses sentiments et questionne son rapport au désir et à la sexualité.
IMDB

Mon avis

Un film au sujet scabreux, traité de manière à la fois crue et délicate, avec des acteurs méritants. Le topo sur le monde du porno contemporain paraît réaliste, sans être manichéen. Il est question de business, de consentement, de violences physiques et psychologiques (avec une scène animalière à la limite du soutenable), de responsabilité, de dépendance et surtout d’influence sur le comportement amoureux et sexuel des jeunes. Il y a de l’audace, de l’intelligence et de la sensibilité dans ce premier long-métrage de la réalisatrice néerlandaise Muriel d’Ansembourg, même si l’on peut trouver l’orientation du discours critique pas toujours fluide, avec différentes directions pas toujours abouties (les contradictions internes du milieu du porno, le positionnement féministe, les stéréotypes de domination patriarcale…). Bref, il est dit ou suggéré beaucoup de choses intéressantes, mais peut-être pas de façon assez développée pour être totalement convaincante sur le plan intellectuel, sociologique ou moral, l’auteure privilégiant la dimension plus fictionnelle, relationnelle, de son récit : la relation toxique (malsaine et dérangeante) entre père et fils, le récit de désapprentissage et d’apprentissage (amoureux et sexuel) d’un ado sous influence, le récit de son émancipation. Dimension plus convaincante (même si certaines relations problématiques, celles au lycée notamment, sont oubliées en cours de route), avec une belle attention portée à la confusion des sentiments et des désirs, à la confusion de leurs expressions, au regard porté à l’autre, au rapport entre image et réalité… La fin est bien sentie.

Frédéric Viaux (film vu le 19/04/2026)

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