Valeur sentimentale

Affeksjonsverdi

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Valeur sentimentale
Titre en VO
Affeksjonsverdi
Année (copyright)
2025
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Joachim Trier, Acteurs, Renate Reinsve, Stellan Skarsgård, Inga Ibsdotter Lilleaas, Elle Fanning, Anders Danielsen Lie, Andreas Stoltenberg Granerud, Øyvind Hesjedal Loven, Jesper Christensen, Lars Väringer, Cory Michael Smith
Genre(s)
Drame
Thématiques
Maman est morte, Personnages acteurs, Personnages réalisateurs ou metteurs en scène, Relations entre pères et filles, Relations entre sœurs, Célibataires, Incommunicabilité, Pulsions suicidaires, Mises en abyme, Regards sur la Norvège, Films de 2025
Pays de production
Norvège,  France,  Danemark,  Allemagne
Durée
2 h 15 min
Résumé
À la mort de leur mère, Nora et Agnès voient débarquer leur père, séparé de leur mère de longue date et très peu présent dans leur vie depuis cette séparation. Un père cinéaste, égocentré et autoritaire, qui profite de l'occasion pour proposer à Nora de jouer dans son prochain film, qu'il dit avoir écrit pour elle. Nora est actrice de théâtre et a toujours été blessée par le manque de reconnaissance de son père. Elle refuse la proposition. Le cinéaste se tourne alors vers une jeune actrice hollywoodienne...
IMDB

Mon avis

Une jolie idée pour commencer : l’introduction de l’histoire familiale des protagonistes du point de vue de… leur maison. La suite dresse les portraits de ces protagonistes dans un tableau d’ensemble aux couleurs plus sombres que celles utilisées dans l’œuvre précédente de Joachim Trier  : Julie (en 12 chapitres). Malgré quelques touches alertes ou légères, le scénario donne surtout dans le drame intimiste, aux accents parfois tchekhoviens ou bergmaniens. Drame centré sur la complexité des relations familiales, notamment sur les liens douloureux de filiation. Où il est question d’absence paternelle, de manque de reconnaissance, de difficulté à aimer ou à fonder une famille, de solitude et de mélancolie. Une mélancolie qui nourrit le thème du suicide, comme dans Oslo, 31 août, du même réalisateur. D’une belle qualité d’écriture, le scénario associe habilement cette évocation de blessures, de névroses et d’une forme d’incommunicabilité à une réflexion sur le métier d’acteur et celui de réalisateur. L’art et la vie. L’art pour fuir la vie. L’art pour transcender la vie. L’art pour recréer des ponts dans la vie. Le propos est intelligent, la mise en scène élégante. C’est peut-être plus intelligent et élégant que fort en émotion. Mais la profondeur et la subtilité s’apprécient pleinement, surtout véhiculées par de tels interprètes (Renate Reinsve et Stellan Skarsgård en tête).

Grand Prix au festival de Cannes 2025.

Frédéric Viaux (film vu le 30/08/2025)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *