Ce qu’il reste de nous
Allly baqi mink
Fiche technique
Mon avis
“La première fresque sur l’histoire de la Palestine”, indique l’affiche du film. On apprend cependant peu ici sur l’histoire de cet État en tant que telle. L’histoire et la politique servent avant tout des fins romanesques, à travers une saga familiale marquée par la spoliation, l’exclusion et l’humiliation, entre souffrance et résilience. Le point de vue palestinien, “de l’intérieur”, est intéressant. Et la perspective, plus humaniste que vindicative, a sa dignité. Bref, les intentions de Cherien Dabis, réalisatrice et actrice palestino-états-unienne, sont louables. Mais la réalisation laisse une impression mitigée en raison de son côté illustratif et démonstratif, de son classicisme stylistique un peu désuet et de son pathos. Impression amplifiée par la longueur du film mais tempérée par la qualité de l’interprétation, portée majoritairement par la dynastie Bakri (Saleh, Adam et Mohammad).
Frédéric Viaux (film vu le 19/03/2026)