David Golder

David Golder

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
David Golder
Titre en VO
David Golder
Année (copyright)
1931
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Julien Duvivier, Acteurs, Harry Baur, Jackie Monnier, Paule Andral, Gaston Jacquet, Jean Bradin, Jean Coquelin, Camille Bert, Paul Franceschi, Jacques Grétillat, Charles Dorat
Genre(s)
Drame
Thématiques
Banque et finance, Pulsions suicidaires, Couples en crise, Relations entre pères et filles, Solitude, Bateaux, Films de 1931
Pays de production
France
Durée
1 h 25 min
Résumé
Froid et sans pitié dans le monde des affaires, David Golder est laxiste dans sa vie privée, abreuvant d'argent sa femme et sa fille, mondaines frivoles, égoïstes et intéressées. Il ferme les yeux sur beaucoup de choses, jusqu'au jour où il apprend que sa fille chérie, objet unique de son affection, n'est pas sa fille.
IMDB

Mon avis

« Le génie c’est un mot, le cinéma c’est un métier, un rude métier que l’on acquiert. Je n’ai pas d’illuminations. Rien chez moi ne se crée sans effort. » Voilà ce que disait le très prolifique Julien Duvivier, qui fut considéré comme un artisan dans les années 1920, avant d’être considéré comme un artiste (et comme un des grands réalisateurs français) à partir des années 1930, spécifiquement à partir de ce long-métrage, David Golder, qui est par ailleurs son premier film parlant. Changement de dimension pour le réalisateur, changement de dimension pour son acteur principal également : homme de théâtre reconnu, Harry Baur s’imposa avec ce film comme une vedette de cinéma.

Le scénario est adapté du roman à succès éponyme d’Irène Némirovsky, roman dans lequel l’écrivaine juive exprimait toute sa détestation de l’univers où elle évoluait : univers mondain lié au monde des affaires, univers de l’argent roi et indécent, réseau de relations humaines intéressées, égoïstes, cruelles. La critique sociale et morale, ainsi que la noirceur dramatique se retrouvent pleinement, fidèlement, dans le film. Sans en remettre en cause la justesse, on peut toutefois en regretter le manque de nuances. La charge est tellement féroce qu’elle en devient caricaturale, au point qu’elle pourrait – curieux paradoxe – être taxée d’un certain antisémitisme et d’une pure misogynie. Voilà qui rend le film, sur le fond, peu aimable. Et son dénouement, lourdement mélodramatique, n’arrange rien.

Sur la forme, c’est consciencieux et hétéroclite, avec des éléments assez modernes (mouvements de caméra, intonation de certains interprètes masculins, montage) et d’autres surannés (jeu péniblement théâtral de Jackie Monnier, séquence finale dans un bateau représenté en maquette…).

Frédéric Viaux (film vu le 16/03/2025)

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