Et les lâches s’agenouillent
Cowards Bend the Knee or The Blue Hands
Fiche technique
Mon avis
Un film difficilement classable. Disons qu’il s’agit d’un mélodrame trash, aux accents burlesques, vaguement autobiographique. On ne suivra peut-être pas Guy Maddin dans tous les tours et détours de cette histoire abracadabrante, où il est question de mains coupées et de musée de cire, mais la façon que le réalisateur canadien a de triturer son image et de travailler son montage est intéressante et saisissante. L’auteur réalise le grand écart entre vrai-faux hommage au cinéma muet et avant-garde expérimentale. Noir et blanc gros grains, éclairages insolites, fulgurances de mise en scène et jeux de sons illustrent des visions fantasmatiques ou cauchemardesques, ponctuées d’un humour absurde. Si l’on s’amuse au début de ce délire foutraque, on finit cependant par s’en lasser, malheureusement.
Frédéric Viaux (film vu le 04/11/2009)