Fermer les yeux

Cerrar los ojos

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Fermer les yeux
Titre en VO
Cerrar los ojos
Année (copyright)
2023
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Víctor Erice, Acteurs, Manolo Solo, José Coronado, Ana Torrent, Mario Pardo, Helena Miquel, María León, Petra Martínez, Josep Maria Pou, Soledad Villamil
Genre(s)
Drame
Thématiques
Mises en abyme, Personnages acteurs, Personnages réalisateurs - metteurs en scène, Écrivains (romanciers - dramaturges - poètes), Disparitions mystérieuses, Télévision, Madrid, Trous de mémoire, Films de 2023
Pays de production
Espagne,  Argentine
Durée
2 h 50 min
Résumé
Au début des années 1990, l'acteur Julio Arenas disparaît durant le tournage du film Le Regard de l'adieu, de Miguel Garay, ne laissant derrière lui qu'une paire de chaussures au bord d'une falaise. Une vingtaine d'années plus tard, une émission de télévision revient sur cette disparition mystérieuse. Miguel Garay, écrivain et cinéaste dont la carrière s'est éteinte avec ce film inachevé, est interviewé. L'occasion pour lui de replonger, amèrement, dans son passé.
IMDB

Mon avis

Cinéaste rare (moins de 10 films réalisés en 60 ans de carrière, courts, moyens et longs-métrages confondus), Víctor Erice surprend avec ce retour tardif, à plus de 80 ans, et avec un style plus classique et accessible que celui de L’Esprit de la ruche, son film le plus connu. Au programme : du romanesque au long cours et à tiroirs, « à l’ancienne », autour d’une disparition mystérieuse ; un hommage au cinéma, sous forme de mise en abyme ; et une dimension testamentaire (le film dans le film s’intitule Le Regard de l’adieu). Erice donne le temps au temps (un peu trop peut-être, mais avec science) pour évoquer le passé de ses personnages principaux, entre mémoire et oubli, pour laisser couler spleen et tristesse, pour questionner le « savoir-vieillir », « sans peur et sans espoir ». Si l’on passe outre quelques incohérences (notamment les écarts d’âges mal gérés entre les protagonistes), le maquillage moyennement réussi pour vieillir Manolo Solo et certaines scènes pas forcément nécessaires, on se laisse agréablement embarquer par ce récit qui tire sa force, sa beauté, son émotion de sa simplicité, de sa teinte crépusculaire, de son parfum d’antan. Avec à la clé quelques jolies scènes, dont une, très chaleureuse, qui semble improvisée, un soir, autour d’une table, entre quelques amis qui entonnent une chanson de cow-boy, accompagnée à la guitare.

Frédéric Viaux (film vu le 27/08/2023)

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