Je verrai toujours vos visages

Je verrai toujours vos visages

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Je verrai toujours vos visages
Titre en VO
Je verrai toujours vos visages
Année (copyright)
2022
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisatrice Jeanne Herry, Acteurs, Adèle Exarchopoulos, Élodie Bouchez, Leïla Bekhti, Gilles Lellouche, Miou-Miou, Dali Benssalah, Birane Ba, Fred Testot, Suliane Brahim, Jean-Pierre Darroussin, Denis Podalydès, Raphaël Quenard, Catherine Arditi
Genre(s)
Drame
Thématiques
Prisons, Au voleur !, Relations entre frères et sœurs, Inceste, Violences sexuelles, Films de 2022
Pays de production
France
Durée
2 h 00 min
Résumé
La justice restaurative, en France, crée des espaces de dialogues, encadrés par des animateurs, entre des victimes et des auteurs de crimes ou délits ayant été condamnés. Des espaces de dialogues, soit autour d'une même affaire, soit autour d'affaires différentes mais d'une thématique commune. Deux illustrations. Une médiation entre une jeune femme et son frère, vivant dans la même ville, pour gérer au présent un lourd passé d'agressions sexuelles. Une réunion de groupe, en prison, entre des personnes ayant commis ou subi des vols avec violence.
IMDB

Mon avis

Le premier mérite de ce film est de mettre en lumière ce concept intéressant et méconnu de justice restaurative, appliqué en France depuis 2014. Concept abordé par le biais d’une fiction à forte valeur documentaire, qui fait la part belle à la libération des émotions par la parole, à l’expression de la réparation, de la résilience. Jeanne Herry, la réalisatrice de Pupille, poursuit son chemin dans un cinéma à fort ancrage social, explorant un nouveau processus inscrit dans nos vies collectives (après l’adoption, la justice restaurative). Elle fait montre de la même rigueur en termes de contenus, du même souci de justesse, de la même énergie positive. De belles qualités, appuyées par une interprétation générale impeccable, qui donnent au film une grande force émotionnelle. Quelques bémols cependant : une forme raide et didactique ; quelques dialogues probablement trop écrits ; des apartés plutôt faibles sur la vie perso des animateurs de cette justice restaurative ou sur les bribes de souvenirs d’une victime (le personnage d’Adèle Exarchopoulos) ; une vision uniquement optimiste de cette procédure. Au-delà de ces réserves, on se laisse facilement embarqué par cette histoire, ces histoires, et ce sincère élan humaniste.

Frédéric Viaux (film vu le 08/04/2023)

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