La Ballade de Narayama

Narayama bushikô

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
La Ballade de Narayama
Titre en VO
Narayama bushikô
Année (copyright)
1983
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Shôhei Imamura, Acteurs, Ken Ogata, Sumiko Sakamoto, Tonpei Hidari, Aki Takejô, Shôichi Ozawa, Fujio Tokita, Junko Takada, Taiji Tonoyama
Genre(s)
Drame
Thématiques
Chroniques familiales asiatiques, À la montagne, Chroniques de la vie paysanne, Au voleur !, Relations entre mères et fils, Poésie horrifique, Palme d'or au festival de Cannes, Films de 1983
Pays de production
Japon
Durée
2 h 05 min
Résumé
Chronique de la vie paysanne dans une région montagneuse du Japon, au 19e siècle. On sème dans les champs, on récolte, on mange, on défèque, on copule, on tue. Le monde des vivants côtoie celui des esprits et des dieux. Les croyances et les traditions s'imposent à tous, de gré ou de force. C'est ainsi que la vieille Orin va bientôt rejoindre, de son plein gré, le sommet de la montagne de Narayama, là où s'en vont mourir les personnes âgées quand elles ont moins d'utilité sociale ou quand il y a d'autres bouches à nourrir...
IMDB

Mon avis

C’est l’adaptation d’un texte de Shichirô Fukazawa, déjà mis en images par Kinoshita Keisuke en 1958. Tableau cru et cruel d’un mode de vie rural où l’homme, par ses instincts et ses actions, paraît être un animal comme les autres. Le réalisateur se plaît à établir de nombreuses comparaisons visuelles entre la vie des personnages humains et celle des serpents, souris, insectes… Regard malicieusement critique qui invite à l’humilité. On suit ce déroulé des jours avec curiosité, malgré quelques longueurs, une certaine sécheresse et une image très sombre où l’on ne distingue pas toujours grand-chose. Une scène sidérante : la vindicte populaire, fulgurante et radicale, contre une famille de voleurs… Et puis on en vient à ce qui fait la force tragique du film : le périple de la vieille femme, portée par son fils, vers son lieu de mort, le sommet de la montagne de Narayama. Découverte d’un incroyable cimetière d’ossements, peuplés de corbeaux, dont la poésie horrifique sera décuplée par l’arrivée de la neige. C’est là que naîtra l’émotion, enfin, au cours d’un adieu enlacé aussi simple que bouleversant. Émotion qui trouvera encore quelques échos, par la suite, via les menus détails d’un quotidien orphelin.

Palme d’or au festival de Cannées 1983.

Frédéric Viaux (film vu le 22/08/1997, revu le 18/04/2021)

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