La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom
La Bataille de Gaulle - J'écris ton nom
Fiche technique
Mon avis
Cette seconde partie de La Bataille de Gaulle s’inscrit dans la continuité de la première, avec ses défauts et ses qualités, entre formatage de blockbuster, narration captivante et intérêt historique. On y retrouve un épisode guerrier dans le désert : après les exploits de Koenig et de ses hommes dans la partie 1, ceux de la colonne Leclerc dans cette partie 2. Mais l’accent est ici globalement moins mis sur l’action et l’aventure que sur les manœuvres politiques, nombreuses et noueuses, autour de l’idée de souveraineté française portée par le général de Gaulle. Une souveraineté qui se conquiert de haute lutte, entre l’occupant nazi (dont il est peu question dans ce film), le gouvernement de Vichy et les projets d’ingérence états-uniens. C’est sur ce dernier point que le récit offre son éclairage le plus intéressant et le plus singulier, donnant à prendre conscience que la France aurait pu être sous le joug allemand puis états-unien, sans l’opposition d’une figure majeure, de Gaulle, et du collectif qu’il a su fédérer. Un collectif qui a plus de place dans cette seconde partie, moins centrée sur la seule personne d’un général esseulé mais déterminé, et présentant avec justesse des forces combattantes dans toute la diversité de leurs origines. À la clé : une héroïsation rebelle et une glorification patriotique plus fortes, certes. Un lyrisme plus appuyé. Mais cela fonctionne plutôt bien. Le souffle épique qui mène à la libération de Paris est efficacement rendu, offrant une lecture romanesque de l’histoire. Au final, malgré les raccourcis et les questions laissées en suspens, l’ensemble a le mérite de donner une mesure de la complexité stratégique, politique et géopolitique, de cette période, vue de Londres, du désert de Libye, d’Alger, de Washington, de Paris… Autant de points de vue qui font la richesse du film, adossée à la célébration d’un idéalisme obsessionnel dont il n’est pas inutile de rappeler les vertus.
Frédéric Viaux (film vu le 01/08/2026)