La Salle des profs

Das Lehrerzimmer

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
La Salle des profs
Titre en VO
Das Lehrerzimmer
Année (copyright)
2022
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur İlker Çatak, Acteurs, Leonie Benesch, Anne-Kathrin Gummich, Eva Löbau, Leonard Stettnisch, Michael Klammer, Rafael Stachowiak, Kathrin Wehlisch, Sarah Bauerett
Genre(s)
Drame, Thriller
Thématiques
Enseignants - professeurs, Écoles - collèges - lycées, Adolescents, Voleurs - braqueurs, Culpabilité, Journalistes et médias, Huis clos (ou presque), Films de 2022
Pays de production
Allemagne
Durée
1 h 40 min
Résumé
Dans un collège allemand, Carla Nowak, professeur de mathématiques et d'éducation physique, voit l'un de ses élèves dénoncé puis innocenté pour une série de vols. Elle décide par ailleurs d'enquêter au sein même de la salle des profs et, après un petit stratagème, vidéo à l'appui, accuse ouvertement une secrétaire de lui avoir dérobé des espèces. Cette accusation va avoir des conséquences de plus en plus tendues, de plus en plus larges, et se retourner contre l'enseignante.
IMDB

Mon avis

1 h 40 de stress… Du bon stress, qui se déploie à partir d’un fond intelligemment posé, développé, et d’une forme cohérente, précise. C’est l’histoire d’une jeune prof droite dans ses bottes, qui va confronter sa bien-pensance à une réalité sociale submergeante. Le scénario noue des nœuds serrés autour des notions de délation et d’accusation, de culpabilité, de moralité, de justice… Cette plongée dans le microcosme d’un collège est aussi habilement conçue pour être représentative d’un macrocosme social traversé d’intolérances, de préjugés, de peurs et de violences, où il est question de possibles dérives fascisantes ou racistes, de judiciarisation croissante, de manipulation et de pression médiatiques… Cela donne une belle richesse thématique, servie par une grande efficacité narrative, en termes d’écriture comme de choix visuels : format d’image 4/3 plus oppressant que le format classique, caméra nerveuse, montage rapide… L’intensité de l’actrice principale (Leonie Benesch) participe également de l’intensité générale.

C’est donc un film qui sonne juste, dans sa complexité, dans ses nuances. Qui sonne fort, de manière assez terrifiante. Qui avance sans donner de leçon. Et sans même, in fine, dénouer les nœuds dramatiques. Un choix narratif « sans fin », qui s’entend et fait sens, tout en laissant un peu sur sa faim (malgré tout).

Frédéric Viaux (film vu le 11/03/2024)

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