L’Assassinat du Père Noël

L'Assassinat du Père Noël

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
L'Assassinat du Père Noël
Titre en VO
L'Assassinat du Père Noël
Année (copyright)
1941
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Christian-Jaque, Acteurs, Harry Baur, Renée Faure, Raymond Rouleau, Robert Le Vigan, Fernand Ledoux, Jean Brochard, Marie-Hélène Dasté, Héléna Manson, Bernard Daydé, Marcel Pérès, Jean Parédès, Georges Mauloy, Bernard Blier
Genre(s)
Comédie dramatique, Policier / Crime
Thématiques
À la montagne, Joyeux Noël !, Aristocratie et aristocrates, Comédies policières, Variations sur l'univers des contes, Au voleur !, Films de 1941
Pays de production
France
Durée
1 h 45 min
Résumé
Le père Cornusse fabrique des globes terrestres et raconte des histoires aux enfants de son village savoyard. Sa fille crée des poupées et reçoit les visites galantes de l'instituteur. De leur côté, le curé et le sacristain manquent de se faire voler l'anneau de saint Nicolas, décoration de Noël. La mère Michel cherche son chat, tandis que le baron fait son retour après dix ans d'absence. Au soir du 24 décembre, Cornusse enfile comme d'habitude son costume de Père Noël et part en tournée...
IMDB

Mon avis

C’est le premier film produit par la Continental, société française financée par les Allemands sous l’Occupation. Une société dirigée par Alfred Greven, francophile convaincu, qui a permis de faire éclore quelques œuvres sans propagande, en contournant la directive de Goebbels qui souhaitait des « films légers, vides et, si possible, stupides ». Aux commandes de ce premier film : Christian-Jaque, auteur prolifique du cinéma populaire français (69 films entre 1932 et 1985), qui avait déjà signé alors quelques succès, dont François 1er (1937) et Les Disparus de Saint-Agil (1938). Ce dernier succès était tiré d’un roman de Pierre Véry. L’Assassinat du Père Noël, aussi. Charles Spaak s’est chargé de l’adaptation et des dialogues (très bons). Et Christian-Jaque a semble-t-il bénéficié d’une certaine liberté artistique pour évoluer entre conte de Noël, intrigue policière et chronique villageoise. Le programme est original, pétri de rêverie poétique, d’inquiétante étrangeté et de divertissement bon enfant. Autour du père Cornusse et de sa fille, gentils rêveurs, le film comprend beaucoup de personnages secondaires hauts en couleurs (l’instituteur, le baron, le sacristain, la mère Michel…). Certains acteurs cabotinent joyeusement. L’histoire, quant à elle, part dans tous les sens. C’est un peu bancal mais mystérieux et rocambolesque. Et ça ne se prend pas trop au sérieux, à l’image de l’intervention finale du personnage de Bernard Blier, amusante et savoureuse. Pour autant, le fond n’est pas « vide » et « stupide ». La chronique villageoise, avec son lot de rumeurs, d’accusations intéressées et de belles hypocrisies, a sa causticité, tandis que le dénouement réserve peut-être une double lecture : variation sur l’univers des contes et métaphore politique (la France occupée dans le rôle de la Belle endormie ? De Gaulle dans celui du prince libérateur ?). À chacun sa lecture…

Frédéric Viaux (film vu le 24/12/1995, revu le 17/12/2015)

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