Le Gaucher

The Left Handed Gun

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Le Gaucher
Titre en VO
The Left Handed Gun
Année (copyright)
1958
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Arthur Penn, Acteurs, Paul Newman, Lita Milan, John Dehner, Hurd Hatfield, James Congdon, James Best, Colin Keith-Johnston
Genre(s)
Western
Thématiques
Vengeances, Obsessions, Jeux de mains, Légendes, Aimé par Martin Scorsese, Films de 1958
Pays de production
États-Unis
Durée
1 h 40 min
Résumé
William Booney, jeune homme paumé et impulsif, intègre l'équipe d'un vieil éleveur de bétail, qui lui fait confiance. Après l'assassinat de ce dernier, William n'aura de cesse de le venger, poursuivant les quatre meurtriers. Il deviendra Billy the Kid, entrera dans la légende du Far West et trouvera au bout de son chemin Pat Garrett.
IMDB

Mon avis

Au-delà de l’histoire, connue et abordée dans de nombreux autres films, c’est le portrait psychologique du héros qui est ici très intéressant. Arthur Penn présente un jeune homme qui garde toutes les blessures de l’enfance et s’attache en vain à plusieurs figures paternelles. Un chien fou, tourmenté, obsessionnel, qui se laisse submerger par la violence et perd le contrôle de sa vie. Paul Newman, qui reprend un rôle initialement prévu pour James Dean, avant qu’il ne se tue, est excellent. Il compose un personnage tout en nuances (sensible, sauvage, désespéré) dans ce western atypique et marquant.

En 2004, pour Ciné Classic, Arthur Penn commentait ainsi son premier long-métrage : “Ce n’était pas vraiment un western. J’étais plus intéressé par ce que pensait Billy le Kid que par ses actes. Warner Bros a détesté le film. La critique américaine a été décontenancée. Ce n’est pas un western, a-t-on pu lire, c’est un film d’un libéral new-yorkais.”

Frédéric Viaux (film vu le 13/09/2008)

Commentaires 1

  1. Didier

    Le Gaucher est un western insolite en raison de l’ambiguïté de son héros et de sa mise en scène. C’est une sorte d’anti-western ou plutôt un western psychologique qui balaie le style “épopée” vu jusqu’alors, et l’imagerie du Far West. Il témoigne indéniablement de la volonté du cinéma hollywoodien des années 1950 de revisiter le vieil Ouest de l’âge d’or, comme le font 3 h 10 pour Yuma, Du sang dans le désert ou La Cible humaine… Billy le Kid n’est plus le héros mythique vu dans d’autres films, mais un homme inquiet et tourmenté. James Dean, qui devait incarner le personnage, aurait été parfait dans ce rôle qui offrit finalement à Paul Newman son premier vrai grand rôle. Le film, qui fut rejeté par le public et la critique américaine, mais signalé par la presse européenne, reste un jalon important de l’histoire du western et de la façon dont Hollywood a évolué dans sa peinture d’un Far West légendaire.

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