Le Loup de Wall Street

The Wolf of Wall Street

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Le Loup de Wall Street
Titre en VO
The Wolf of Wall Street
Année (copyright)
2013
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Martin Scorsese, Acteurs, Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Margot Robbie, Kyle Chandler, Matthew McConaughey, Jon Bernthal, P.J. Byrne, Kenneth Choi, Brian Sacca, Henry Zebrowski, Rob Reiner, Jean Dujardin, Jon Favreau, Cristin Milioti, Joanna Lumley, Katarina Cas, Christine Ebersole, Shea Whigham, Ethan Suplee, Jake Hoffman, Mackenzie Meehan
Genre(s)
Biographie, Comédie dramatique
Thématiques
New York, Banque et finance, Monde du travail et de l'entreprise, Arrivistes, Escrocs, Corruptions, Obsessions, Millionnaires et milliardaires, Folie des grandeurs, Rêve américain, Grandeur et décadence, FBI, De l'usage des drogues, Let's talk about sex, Humour noir, Bestiaire dans les titres de films, Chef op' Rodrigo Prieto, Films de 2013
Pays de production
États-Unis
Durée
3 h 00 min
Résumé
Jordan Belfort, jeune loup avide d'argent, débarque à Wall Street dans les années 1980, y fait ses armes, se plante, puis repart à zéro pour développer son propre centre d'investissement avec quelques potes. Son ascension est alors fulgurante et sa fortune, exponentielle. Jouisseur-flambeur m'as-tu-vu, il se vautre dans le luxe, devient addict aux drogues, au sexe et à un business lucratif de plus en plus déviant. Ce qui ne manque pas d'éveiller l'intérêt du FBI.
IMDB

Mon avis

À chaque époque ses escrocs, ses malfrats… Sous l’œil de Martin Scorsese, les caïds de Mean Streets, les Affranchis, les mafieux de Casino ou des Infiltrés laissent place aux spéculateurs-arnaqueurs de Wall Street. De l’économie souterraine à l’économie virtuelle, de la violence physique au cynisme destructeur, le réalisateur continue de sonder un monde occulte et hors la loi, peuplé d’hommes en costard obsédés par l’argent, la vie facile et différents paradis artificiels. Avec ce Loup de Wall Street, adapté du livre autobiographique de Jordan Belfort, golden boy scandaleux de la finance new-yorkaise des années 1980-1990, on est donc bien dans un univers scorsesien, mais aussi sur une trajectoire dramatique qu’affectionne particulièrement le cinéaste, de l’ascension à la chute, entre grandeur et décadence. Seule la tonalité change et surprend. À la noirceur ou à la classe des précédents films de gangsters de Scorsese succède une sorte de bouffonnerie grotesque, comme un écho à la vulgarité de nos temps modernes. Le réalisateur ne filme plus des parrains mais des sales gosses très bling bling, des vicelards puérils ou abjects, des crétins corrompus et corrupteurs… Aussi ironique et sarcastique soit le regard porté sur ce milieu, aussi virtuose soit la façon de Scorsese d’emballer son histoire et ses personnages, il faut donc être prêt à ingérer du lourd pendant trois heures. La limite du film tient peut-être à cette durée, à l’aspect répétitif de scènes orgiaques en tout genre. Le réalisateur s’est probablement laissé un peu emporter par son élan à capter cette énergie débridée, cette frénésie obscène, au point de frôler, comme les personnages centraux, l’overdose. Cela dit, le scénario comporte son lot de moments jubilatoires, notamment quelques scènes de perte de contrôle sous l’influence de drogues. Il exprime aussi de façon intéressante, via le tableau critique des dérives de la haute finance, ce qu’est devenu le rêve américain… Et puis, par ses outrances mêmes, il offre aux acteurs principaux la possibilité de se livrer à quelques compositions délirantes. Fascinant, répugnant, ridicule, grossier, pathétique, Leonardo DiCaprio sort joyeusement et monstrueusement de ses gonds, bien accompagné dans la folie par un étonnant Jonah Hill. À noter aussi la petit rôle très drôle de Matthew McConaughey au début du film.

Chef opérateur : Rodrigo Prieto.

Frédéric Viaux (film vu le 25/12/2013)

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