Le pays où rêvent les fourmis vertes
Wo die grünen ameisen träumen
Fiche technique
Mon avis
On retrouve dans ce film le goût de Werner Herzog pour les contrées lointaines et les personnages isolés, ainsi que sa sensibilité au rapport nature/culture. Pas d’odyssée ici (façon Aguirre ou Fitzcarraldo), mais une opposition figée, dans le bush australien, entre les croyances d’autochtones aborigènes et l’opportunisme de représentants de l’industrie minière. Pas de démesure, mais une tonalité qui oscille entre réalisme absurde et sentiment d’étrangeté. Et qui capte l’intérêt. Au demeurant, ce n’est pas le mieux abouti des films du cinéaste allemand. Le scénario, qui confronte deux mondes et prend fait et cause pour les aborigènes, aurait pu être meilleur, notamment en donnant à voir la vie de ces aborigènes (ce qui est malheureusement presque occulté). La séquence du procès n’est par ailleurs pas très réussie. Et globalement, le déroulé narratif s’avère erratique, pas toujours limpide, pas toujours bien “cousu” au montage. Bref, un sujet intéressant, un regard original, mais un traitement moyennement convaincant.
Frédéric Viaux (film vu le 27/11/2025)