Noblesse oblige

Kind Hearts and Coronets

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Noblesse oblige
Titre en VO
Kind Hearts and Coronets
Année (copyright)
1949
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Robert Hamer, Acteurs, Dennis Price, Alec Guinness, Valerie Hobson, Joan Greenwood, Audrey Fildes, Clive Morton, John Penrose, Cecil Ramage, Hugh Griffith
Genre(s)
Comédie, Policier / Crime
Thématiques
Comédies policières, Angleterre victorienne, Prisons, Peine de mort, Maman est morte, Vengeances, Arrivistes, Serial killers, Aristocratie et aristocrates, Familles je vous hais, Héritages, Humour noir, Acteurs jouant plusieurs rôles dans un film, Aimé par Martin Scorsese, Films de 1949
Pays de production
Royaume-Uni
Durée
1 h 45 min
Résumé
Angleterre victorienne. À la veille de son exécution, Louis d'Ascoyne Mazzini rédige ses Mémoires. Il y raconte dans le détail les quelques crimes qu'il a commis au sein de sa famille, afin de venger sa mère défunte, aristocrate reniée pour avoir épousé un roturier, et afin d'hériter du titre de duc qui lui était dû. Un titre auquel il ne pouvait accéder qu'après la mort de huit autres prétendants mieux placés que lui dans l'échelle de la succession...
IMDB

Mon avis

Portrait savoureux d’un arriviste, serial killer, aussi pervers que flegmatique. Peinture caustique de l’aristocratie de l’Angleterre victorienne. Narration enlevée, où l’élégance du verbe se conjugue à un humour noir, un cynisme allègre, une touche de non-sens… Tout cela ponctué par une ironie finale assez jubilatoire. Ce film, adapté d’un texte de Roy Horniman, est une petite perle de la comédie anglaise. Et un grand succès public de l’époque. Coscénariste et réalisateur, Robert Hamer connaissait à cette occasion l’unique heure de gloire de sa carrière, lui l’auteur d’une dizaine d’autres films plus ou moins passés aux oubliettes de l’histoire du cinéma. Noblesse oblige est aussi connu et reconnu pour la performance d’Alec Guinness qui interprète la bagatelle de huit rôles (sept hommes et une femme). Compositions ambitieuses et réussies pour un acteur qui n’en était qu’à son troisième long-métrage de cinéma, après Les Grandes Espérances et Oliver Twist (deux films de David Lean, 1946 et 1948).

Le titre original de cette comédie, Kind Hearts and Coronets, fait écho à un poème d’Alfred Lord Tennyson, “Lady Clara Vere de Vere”, où l’on peut lire : “Kind hearts are more than coronets, / And simple faith than Norman blood” (Les cœurs purs sont au-dessus des couronnes, / comme la fidélité au-dessus du sang normand).

Frédéric Viaux (film vu le 28/06/2005)

Commentaires 1

  1. Didier

    Cet immoral conte moral, enrobé d’humour, se présente d’abord comme un ensemble de variations sur le snobisme aristocratique. Le réalisateur s’est employé de façon judicieuse à fustiger les mœurs d’une famille noble qui tombe en décrépitude, à travers une série d’expressions grotesques et hilarantes. L’humour noir, qui était la spécialité du cinéma anglais et qui baigne tout le film, est succulent à souhait. On y décèle un ton féroce où aucun personnage n’échappe au jeu de massacre. C’est un joli festival d’insolence qui joue diaboliquement sur le charme des vieilles dentelles et sur la mise en pièces de ce charme. Mais le film reste célèbre pour un exploit de comédien : celui d’Alec Guinness dont c’était seulement le 3e film en tant qu’interprète principal, et qui endosse 8 rôles en jouant tous les membres d’une famille, dressant ainsi des portraits savoureux. Un véritable joyau de l’humour british, un subtil mélange de satire sociale, de cynisme, de malice et de cruauté.

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