Soudain

Soudain

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Soudain
Titre en VO
Soudain
Année (copyright)
2026
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Ryusuke Hamaguchi, Acteurs, Virginie Efira, Tao Okamoto, Kyōzō Nagatsuka, Kodai Kurosaki, Jean-Charles Clichet, Marie Bunel, Gabriel Dahmani, Marie Denarnaud, Romain Cottard, Héloïse Janjaud, Sephora Pondi
Genre(s)
Drame
Thématiques
Maisons de retraite, Alzheimer, Filmer la maladie, Monde du travail et de l'entreprise, Paris, Sur scène, Personnages réalisateurs ou metteurs en scène, Personnages acteurs, Amitié (films de copains-copines), Films de 2026
Pays de production
France,  Belgique,  Allemagne
Durée
3 h 15 min
Résumé
Marie-Lou dirige un établissement pour personnes âgées dépendantes, en tentant de fédérer son équipe autour du concept d'humanitude. Au bord du burn-out, elle s'accorde un moment de répit en allant voir une pièce de théâtre dont elle a rencontré la metteuse en scène et l'acteur principal, tous deux japonais, dans un parc. Marie-Lou et Mari, la metteuse en scène, poursuivent la soirée ensemble, se racontent leur passé, évoquent leur point de vue sur le capitalisme, la maladie, la fin de vie. Mari est atteinte d'un cancer. Les deux femmes se lient d'amitié.
IMDB

Mon avis

Le film s’inspire d’un livre de correspondance (Quand la vie prend un tournant inattendu) entre deux intellectuelles japonaises : une philosophe atteinte d’un cancer (Makiko Miyano) et une anthropologue médicale (Maho Isono). La transformation de cet échange épistolaire en dialogues de cinéma a malheureusement conservé une dimension très écrite, avec à la clé une oralité artificielle, du moins peut-on en juger dans les dialogues en français (deux langues ont cours dans le film, le français et le japonais). Est-ce dû au fait que le réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi a tourné partiellement dans une langue qu’il ne maîtrise pas ? En tout cas, ça sonne souvent peu naturel et très formel, malgré les efforts des deux actrices principales (Virginie Efira et Tao Okamoto) pour donner vie à leurs personnages. Il y a là une certaine lourdeur, que n’arrangent pas quelques passages très didactiques (les réflexions sur le capitalisme, plutôt incongrues) et une approche générale assez démonstrative. Néanmoins, après une moitié de film bien intello, on se fait peu à peu au style d’expression et on se laisse séduire par une fibre plus émotionnelle, qui finit par toucher, par petites touches. Autour de la vie et de la mort, de l’intime et du collectif, de l’humanisme et de l’utopie, de la parole et du toucher, de belles idées vibrent dans ce texte et une sensibilité se diffuse joliment quand le scénario sort des sentiers battus. Regard délicat sur la fin de vie. Évocation tout aussi délicate d’un coup de foudre amical. Entre empathie et bienveillance. Des qualités qui font d’autant plus regretter le défaut d’oralité et, par ailleurs, la longueur du film.

Prix d’interprétation féminine pour Virginie Efira et Tao Okamoto au festival de Cannes 2026.

Frédéric Viaux (film vu le 31/08/2026)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *