Une journée particulière

Una giornata particolare

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Une journée particulière
Titre en VO
Una giornata particolare
Année (copyright)
1977
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Ettore Scola, Acteurs, Sophia Loren, Marcello Mastroianni, John Vernon, Françoise Berd
Genre(s)
Drame
Thématiques
Un film le temps d'une journée, Rome, Adolf Hitler, Régimes autoritaires, Copropriété - Vie d'immeuble, Femmes au foyer, Familles nombreuses, Voisins et voisines, Amours gays, Contre-emploi d'acteurs, César du meilleur film étranger, Films de 1977
Pays de production
Italie,  Canada
Durée
1 h 45 min
Résumé
Le 8 mai 1938, à Rome, un grand défilé est organisé en l'honneur d'Hitler, venu consolider son alliance avec Mussolini. La foule se presse pour assister à l'événement, laissant presque déserts les immeubles d'habitation. C'est dans l'un de ces immeubles qu'Antonietta et Gabriele se rencontrent. Elle, mère de famille nombreuse, réduite à sa fonction de "gardienne du foyer". Lui, présentateur de radio, écarté de l'antenne par le régime fasciste. Deux êtres que tout sépare, mais qui unissent leur solitude, le temps d'une journée, en marge des festivités.
IMDB

Mon avis

Très beau film qui trouve une très belle place dans la filmographie d’Ettore Scola. Filmographie variée, avec quelques récurrences, notamment un regard critique sur l’Italie et une attention particulière aux personnages en marge. Deux ans avant cette réalisation, le cinéaste faisait dans l’originalité scandaleuse avec Affreux, sales et méchants. Il fait ici dans le classicisme subtil et délicat pour donner à voir l’Italie de la fin des années 1930, sous régime totalitaire. Une vision “de l’intérieur”, depuis un immeuble romain où se rencontrent deux voisins qui sont, chacun à leur manière, des exclus, des victimes, de la dynamique fasciste. L’histoire de leur rencontre est d’une simplicité, d’une justesse et d’une émotion remarquables, grâce à une belle qualité d’écriture, grâce aussi à deux comédiens magnifiques, Sophia Loren et Marcello Mastroianni, en contre-emploi. Grâce enfin à une réalisation inspirée et fluide, qui joue habilement entre les intérieurs et les extérieurs, avec à la clé quelques plans-séquences mémorables. La teinte brune de l’image est parfaitement accordée à la couleur politique de l’époque. Et la tonalité du récit, doucement déchirante.

César 1978 du meilleur film étranger.

Frédéric Viaux (film vu le 05/10/2002, revu le 08/03/2026)

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