Wanda’s Café

Trouble in Mind

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Wanda's Café
Titre en VO
Trouble in Mind
Année (copyright)
1985
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Alan Rudolph, Acteurs, Kris Kristofferson, Keith Carradine, Lori Singer, Geneviève Bujold, Joe Morton, Divine, George Kirby, Albert Hall, John Considine, Dirk Blocker
Genre(s)
Comédie dramatique, Film noir
Thématiques
Je sors de prison et c'est pas simple, Bars et cafés, Mafias, Récits croisés, Pastiches, Films de 1985
Pays de production
États-Unis
Durée
1 h 50 min
Résumé
Hawk, ancien flic condamné pour meurtre, sort de prison. Il se rend chez Wanda, une amie qui tient un café. Dans le même temps, Coop et Georgia, jeune couple vivant dans un camping-car, décident de quitter la campagne pour rejoindre une grande ville et trouver du boulot. Ils arrivent par hasard chez Wanda, où Georgia se voit proposer un emploi de serveuse. Coop, lui, s'acoquine avec un truand. Et Hawk tombe amoureux de Georgia...
IMDB

Mon avis

Ah… le look de Keith Carradine. Son personnage se transforme peu à peu, au fil de l’intrigue, en voyou rock-star des années 1980. Yeux cernés de noir, coiffure invraisemblable, costume aux couleurs pétantes… Un ersatz de David Bowie plongé dans un univers mafieux, bizarre et grotesque. Face à lui, Kris Kristofferson, ex-flic ténébreux et classe, la joue plutôt old school. L’opposition entre ces deux personnages résume le film et ses grands écarts. On est à la fois dans l’hommage et dans le pastiche de film noir, entre drame et comédie, désenchantement mélancolique et dérision bouffonne. Le résultat est étrange, tantôt séduisant, tantôt vaguement ridicule. On se laisse bercer par les ambiances nocturnes, quelques airs jazzy-bluesy et la belle chanson-titre interprétée par Marianne Faithfull. En revanche, l’esthétique clipée, typique des eighties, a franchement vieilli et tient aujourd’hui du kitsch tape-à-l’œil. De la réalisation, on retiendra plutôt la façon d’organiser les destins croisés des personnages, héritage – avec l’esprit de dérision – du cinéma de Robert Altman dont Alan Rudolph fut l’assistant. Le rôle central de Wanda, trop vite esquissé, laisse toutefois une frustration. Comme le film dans son ensemble. Singulier, certes, mais à moitié convaincant.

Frédéric Viaux (film vu le 24/03/2012)

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