Winter Break

The Holdovers

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Winter Break
Titre en VO
The Holdovers
Année (copyright)
2023
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Alexander Payne, Acteurs, Paul Giamatti, Dominic Sessa, Da'Vine Joy Randolph, Carrie Preston, Brady Hepner, Andrew Garman
Genre(s)
Comédie dramatique
Thématiques
Écoles - collèges - lycées, Internats - pensionnats, Enseignants - professeurs, Misanthropes, Célibataires, Adolescents, Cuisiniers, Deuils, Joyeux Noël !, Beautiful losers, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Feel-Good Movies, Films de 2023
Pays de production
États-Unis
Durée
2 h 15 min
Résumé
Durant l'hiver 1970, M. Hunham, professeur d'histoire des civilisations antiques au sein d'un prestigieux établissement scolaire de la Nouvelle-Angleterre, est chargé de la surveillance de quelques élèves-pensionnaires ne pouvant partir en vacances. Ce n'est une joie pour personne. Ni pour M. Hunham, misanthrope aigre et acide. Ni pour les élèves qui souffrent de cet isolement en compagnie d'un professeur qu'ils détestent. Ni pour la cuisinière de l'établissement, qui vient de perdre son fils au Vietnam. Mais cette cohabitation forcée va prendre une tournure inattendue...
IMDB

Mon avis

Un très bon scénario qui, sans être d’une originalité ni d’une ambition folles, se déploie avec une qualité constante en touchant juste, que ce soit en matière d’humour ou d’émotion. Un scénario qui évite les facilités attendues dans ce type d’histoire réunissant des personnages que tout sépare a priori. Il y a toujours un petit pas de côté, des idées et des détails qui témoignent d’une acuité dépassant le registre commun, sans appuyer. Le déroulé narratif est habile, avec un dévoilement progressif des histoires personnelles des personnages centraux (lesquels gagnent ainsi en épaisseur et en complexité au fil du temps), avec des interactions qui s’enrichissent de manière intelligente et sensible, avec aussi des considérations sociales toujours pertinentes, notamment sur les privilèges de classe, les familles recomposées, les enseignements de l’Histoire, etc. Les dialogues, qui font le grand écart entre vachardise piquante et tendresse pudique, sont subtilement écrits. Et subtilement servis par d’excellents acteurs, Paul Giamatti en tête, dans un rôle mal aimable qu’il parvient à rendre attachant, celui du bourru-pédant-cynique-inflexible qui s’éveille à l’empathie. Grande performance d’acteur. Dominic Sessa et Da’Vine Joy Randolph contribuent également avec talent à l’expression d’une humanité cabossée. Alexander Payne, à la réalisation, regarde ces beautiful losers avec l’humanisme qui fait sa singularité de cinéaste, heureux mélange de générosité et de causticité, dans un récit d’apprentissage qui réconforte sans se départir d’un réalisme doux-amer. Tout cela dans une esthétique vintage seventies savamment dosée et sur une BO très fournie et très bien choisie. Un vrai beau film de Noël !

Frédéric Viaux (film vu le 24/12/2023)

Photo et bande-annonce

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