Vice-versa

Inside Out

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Vice-versa
Titre en VO
Inside Out
Année (copyright)
2015
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Pete Docter, Réalisateur Ronnie del Carmen, Voix en VO, Amy Poehler, Phyllis Smith, Bill Hader, Lewis Black, Mindy Kaling, Kaitlyn Dias, Diane Lane, Kyle MacLachlan, Richard Kind
Genre(s)
Animation, Comédie dramatique, Action / Aventure
Thématiques
Récits d'enfance, Mondes parallèles, Mises en abyme, Dépression, Écoles - collèges - lycées, Sports, San Francisco, Films de 2015
Pays de production
États-Unis
Durée
1 h 35 min
Résumé
Riley est née et a grandi dans le Minnesota. Elle y a vécu heureuse entre ses parents, ses amis, son équipe de hockey. Mais un déménagement à San Francisco, l'année de ses 11 ans, va bouleverser ses repères. Dans le "quartier général" de son cerveau s'agitent des personnages incarnant ses émotions. La joie peine à canaliser la tristesse et à empêcher la peur, la colère et le dégoût de prendre les commandes. Les beaux souvenirs se teintent de nostalgie, les îles de la personnalité s'effondrent...
IMDB

Mon avis

Pour son quinzième long-métrage, Pixar renoue avec son originalité de la fin des années 2000, qui avait fait merveille dans Ratatouille, Wall-E ou Là-haut, et qui s’était, depuis, plus ou moins diluée dans des prequels ou sequels commerciaux. Ce Vice Versa repose à la fois sur une histoire toute simple (un récit d’enfance classique, une perturbation liée à un déménagement) et sur un concept ambitieux et audacieux, celui de mettre en images les émotions et la psychologie d’une jeune fille, par le biais de personnages imaginaires et symboliques (Joie, Tristesse, Peur, Colère et Dégoût). Des personnages qui évoluent dans un univers mental aux allures de station spatiale psychédélique… Où les souvenirs sont des boules de couleur. Où les valeurs et centres d’intérêt sont représentés par des îles suspendues. Où l’imagination travaille comme un studio de cinéma (super mise en abyme !). Où la pensée file à la vitesse d’un train, entre les bibliothèques de la mémoire à long terme, les territoires obscurs de l’inconscient et la dimension nouvelle de l’abstraction. Cette mise en images est formidablement ingénieuse et foisonnante. Drôle et sensible. Pertinente, en restant ludique. Et comme souvent, chez Pixar, le double niveau de lecture fonctionne bien. Un niveau coloré, rythmé, placé sous le signe de l’aventure et de l’empathie, pour séduire les plus jeunes. Un niveau allégorique, documenté et référencé en matière de psychologie, plus accessible aux adultes. Chapeau pour cette inventivité narrative et conceptuelle, pour ces correspondances habiles entre le monde intérieur de la fillette et le monde extérieur. Et chapeau, globalement, pour ce mélange constant d’intelligence, de folie et de poésie, qui permet d’aborder délicatement un sujet délicat, peu prisé par le cinéma en général, encore moins par l’animation, celui de la dépression des enfants ou préados.

Frédéric Viaux (film vu le 17/06/2015)

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