Annette

Annette

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Annette
Titre en VO
Annette
Année (copyright)
2020
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Leos Carax, Acteurs, Adam Driver, Marion Cotillard, Simon Helberg, Devyn McDowell, Russell Mael, Ron Mael, Leos Carax
Genre(s)
Chanté / Dansé, Amour, Drame
Thématiques
Objets filmiques non identifiés, Juste un prénom, Vies de stars, Humoristes, Chanteurs, Opéra et cinéma, Sur scène, Bébés, Marionnettes et marionnettistes, Jalousie, Los Angeles, Génériques mémorables, Mises en abyme, Films de 2020
Pays de production
France,  Allemagne,  Belgique
Durée
2 h 20 min
Résumé
Los Angeles. Au top du succès, chacun dans leur domaine, Henry, humoriste, et Ann, cantatrice, s'aiment d'un amour qui défie l'entendement. Leur couple glamour fait la une des médias people. Mais après la naissance de leur enfant, Annette, leurs trajectoires respectives se différencient, leur union se trouble...
IMDB

Mon avis

Sur une idée et un scénario des Sparks, Leos Carax met en scène un opéra rock, puissant et original, mélodramatique et spectaculaire, qui fait oublier la déception de l’abscons Holy Motors, son précédent long-métrage, même si tout n’est pas égal dans ce film, sur sa longue durée. Cela commence par un générique en mise en abyme, étonnant, virevoltant et engageant (concept que l’on retrouvera à la toute fin – il ne faut pas quitter le film trop tôt). Voilà qui donne le ton et l’énergie de ce film chanté. La suite est au diapason : qualité globale des textes et de la musique, réalisation fluide et virtuose, investissement complet des acteurs principaux. Reste à adhérer au style de cette grosse production, à son sens de l’artifice et du grandiose, à sa sombre flamboyance, à son lyrisme cruel, à son alternance de compositions picturales, poétiques, et d’inspirations à la kitscherie assumée… Ça passe ou ça casse. Quand ça passe, il y a le plaisir d’un art (presque) total, d’une inventivité parfois sidérante (le personnage d’Annette), d’une réflexion sur les monstres engendrés par la société du spectacle, d’une aventure émotionnelle qui a ses fulgurances (notamment la conclusion, inouïe). Plaisir qui cependant patine aux deux tiers du film, qui s’essouffle après quelques séquences répétitives ou plus faibles, qui s’interroge, également, sur l’intérêt d’un rapprochement autobiographique (le personnage incarné par Adam Driver prend progressivement les traits physiques de Leos Carax). Mais plaisir qui rebondit et qui laisse, après coup, une empreinte assez forte.

Prix de la mise en scène au festival de Cannes 2021.

Frédéric Viaux (film vu le 19/07/2021)

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