Belle

Ryû to sobakasu no hime

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Belle
Titre en VO
Ryû to sobakasu no hime
Année (copyright)
2021
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Mamoru Hosoda, Voix en VO, Kaho Nakamura, Takeru Satoh, Tina Tamashiro, Shôta Sometani, Ikura, Ryô Narita, Toshiyuki Morikawa, Kôji Yakusho, Kenjiro Tsuda
Genre(s)
Animation, Drame
Thématiques
Maman est morte, Deuils, Anticipation, Entre réalité et virtualité, Réseaux sociaux, Figures du double, Adolescents, Chanteurs, Dragons, La Belle et la Bête - adaptations et variations, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Films de 2021
Pays de production
Japon
Durée
2 h 00 min
Résumé
Adolescente timide et mélancolique, Suzu ne se remet pas de la mort accidentelle de sa mère. Elle vit seule avec son père. Tous deux communiquent peu. Encouragée par une copine de classe, Suzu s'inscrit sur le dernier réseau social à la mode, U, un univers virtuel où elle donne à son avatar les traits d'une jolie chanteuse, prénommée Belle. La première chanson qu'elle diffuse connaît un succès planétaire...
IMDB

Mon avis

Entre conte classique et fable moderne, entre réalité et virtualité, Mamoru Hosoda réalise un film hybride, foisonnant en matière thématique comme en matière visuelle. Le scénario est à la fois le tableau d’un mal-être adolescent, le récit d’un travail de deuil et de dépassement de soi, une broderie sur les réseaux sociaux dans un registre de légère anticipation, une réflexion sur l’identité, une relecture du conte La Belle et la Bête, un hymne humaniste à la solidarité et à l’amitié… Cela fait peut-être beaucoup, mais cette richesse thématique, bien orchestrée par le réalisateur, fait aussi le sel du film. Il y a de l’intelligence dans l’approche dramatique, une sensibilité positive malgré certaines noirceurs et un bon sens du spectacle divertissant. Quelques bémols : la fibre mélodramatique, très accentuée, et des transitions parfois peu logiques ou probables. Côté esthétique, on peut être à la fois admiratif de la performance visuelle, d’une inventivité folle, et pas toujours séduit par la kitscherie acidulée du monde virtuel. Au final : une œuvre-somme, globalement plaisante, une pièce importante dans la filmo de Mamoru Hosoda, à laquelle on peut toujours préférer Les Enfants Loups.

Frédéric Viaux (film vu le 27/12/2021)

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