L’Histoire sans fin

Die Unendliche Geschichte

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
L'Histoire sans fin
Titre en VO
Die Unendliche Geschichte
Année (copyright)
1984
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Wolfgang Petersen, Acteurs, Barret Oliver, Noah Hathaway, Gerald McRaney, Tami Stronach, Patricia Hayes, Sydney Bromley, Moses Gunn, Deep Roy, Tilo Prückner, Thomas Hill, Alan Oppenheimer
Genre(s)
Fantasy / Merveilleux, Action / Aventure
Thématiques
Maman est morte, Deuils, Récits d'enfance, Écoles - collèges - lycées, Au voleur !, Livres et lectures, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Dragons, Chevaux, Magie et magiciens, Mondes parallèles, Films de 1984
Pays de production
RFA (Allemagne)
Durée
1 h 35 min
Résumé
La maman de Bastien est morte. Le garçon vit avec son père qui s'inquiète de le voir se réfugier dans les livres, dans ses rêveries, décrocher de la réalité et de sa scolarité. Mais la rencontre d'un libraire mystérieux, suivie du vol d'un livre qualifié de "dangereux", va immerger Bastien encore davantage dans un monde imaginaire...
IMDB

Mon avis

Un colosse mangeur de pierres, un escargot de course, quelques elfes… Une jeune impératrice qui se meurt et voit son empire, Fantasia, menacé par le néant… Un jeune guerrier appelé à sauver ce qui peut encore l’être, avec l’aide d’un dragon porte-bonheur… On est en pleine heroic-fantasy pour enfants. Le scénario est adapté d’un livre de Michael Ende qui a ensuite désavoué le film, ce qui n’a pas empêché ce dernier de venir culte à travers le monde. À la réalisation, on trouve Wolfang Petersen qui profitait alors de l’énorme succès de son précédent film d’action, Le Bateau, et qui a bénéficié pour celui-ci du plus gros budget alloué à une production allemande pour l’époque, avec une visée internationale.
Sur le plan stylistique, le film a évidemment pris un coup de vieux : visuellement (les surimpressions d’images), musicalement (la BO du duo Giorgio Moroder/Klaus Doldinger, ainsi que la chanson thème)… Il y a aussi quelques ruptures abruptes entre certaines séquences (pour les coupures pub ?). Mais pour qui a gardé une âme d’enfant et le goût des histoires à l’ancienne, ce spectacle demeure très emballant. On apprécie le mélange osé de merveilleux et de noirceur, où sont abordés finement et poétiquement différents thèmes : le pouvoir de l’imagination, bien sûr, mais aussi la mort et le deuil (via la mère du jeune lecteur, l’impératrice qui agonise, le cheval du héros embourbé dans un saisissant « marécage de la mélancolie »). On a même droit à une petite – mais pertinente – saillie politique sur l’accroissement du pouvoir autoritaire à mesure que décroît l’espoir des individus. Pas mal pour un film destiné à la jeunesse. Côté narration, le parallèle entre le récit d’enfance et la quête initiatique, entre le lecteur et le héros, fonctionne bien. On va de surprise en surprise dans la galerie des personnages rencontrés et dans les contrées visitées. Bref, cette Histoire sans fin traverse agréablement les âges.

Frédéric Viaux (film vu le 02/01/1995, revu le 12/07/2020)

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