La Discrète

La Discrète

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
La Discrète
Titre en VO
La Discrète
Année (copyright)
1990
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Christian Vincent, Acteurs, Fabrice Luchini, Judith Henry, Maurice Garrel, Marie Bunel, François Toumarkine
Genre(s)
Comédie dramatique, Amour
Thématiques
Écrivains (romanciers - dramaturges - poètes), Séducteurs, Vengeances, Manipulations, Journaux intimes, Paris, Bars et cafés, Films de 1990
Pays de production
France
Durée
1 h 35 min
Résumé
Après une déception amoureuse, Antoine, assistant parlementaire, érudit pédant, nourrit un désir de vengeance à l'égard de la gent féminine tout entière. Son ami Jean, libraire et éditeur, aiguillonne ses sentiments. Il le pousse à séduire une inconnue dans le seul but de l'abandonner, une fois conquise, et à transcrire cette "expérience" dans un journal intime destiné à être publié.
IMDB

Mon avis

Premier long-métrage de Christian Vincent et gros succès à l’époque de sa sortie. Le scénario, très finement écrit, s’articule autour d’un personnage de Don Juan moderne et déploie un jeu de manipulations amoureuses, cynique et cruel, ravivant l’esprit d’un Choderlos de Laclos. Côté influences cinématographiques, on oscille entre Rohmer (pour l’abondance de dialogues, l’analyse des choses de l’amour, la présence de Fabrice Luchini – l’un de ses acteurs fétiches) et Deville (pour le mélange de séduction et de machination). Le personnage principal est formidablement détestable : dandy parisien, prétentieusement littéraire, précieux et ridicule, méprisant et cassant… Un rôle sur mesure pour Fabrice Luchini, excellent, même si ce rôle et cette composition laissent le film en équilibre précaire entre antipathie et sympathie, l’inclinaison sympathique allant naturellement vers le personnage de Judith Henry, parfait contrepoint de fraîcheur, sensibilité, spontanéité. Ayant pour cadre un Paris qui répond à une certaine mythologie littéraire des bars et cafés, le film titille la curiosité en permanence, se teinte d’une jolie amertume et se conclut sur une scène qui reste à interpréter.

César 1991 du meilleur scénario et de la meilleure première œuvre.

Frédéric Viaux (film vu le 17/07/1993, revu le 21/06/2021)

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