Le Jour des corneilles

Le Jour des corneilles

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Le Jour des corneilles
Titre en VO
Le Jour des corneilles
Année (copyright)
2012
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Jean-Christophe Dessaint, Voix en VO, Lorànt Deutsch, Jean Reno, Isabelle Carré, Claude Chabrol, Chantal Neuwirth, Bruno Podalydès, Patrick Ligardes, Philippe Uchan
Genre(s)
Animation, Fantasy / Merveilleux, Drame
Thématiques
Au fond des bois, Mysticisme, Relations entre pères et fils, Récits d'enfance, Hôpitaux, Médecins, Deuils, Nature/culture, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Amitié (films de copains-copines), Bestiaire dans les titres de films, Films de 2012
Pays de production
France,  Luxembourg,  Canada,  Belgique
Durée
1 h 35 min
Résumé
Dans une forêt peuplée d'esprits, Courge, un géant barbu, mène une vie sauvage avec son fils qu'il élève à la dure. Courge a toujours enseigné à son rejeton qu'il n'y avait rien en dehors de la forêt. Le gamin va pourtant en sortir pour tenter de sauver son père, blessé lors d'un violent orage. Il arrive dans un village, fait admettre son père dans un hôpital militaire et est recueilli par un médecin qui lui présente sa fille, Manon, avec laquelle il se lie d'amitié.
IMDB

Mon avis

Le début du film n’est pas très bien posé, un peu brouillon, laborieux. On peine à y entrer. Les choses s’améliorent dès l’arrivée du fils Courge au village. Se déroule alors un récit plus limpide, sur le mode du roman d’apprentissage, entre nature et culture. Ouverture au monde, approfondissement de la relation filiale, évocation du deuil, naissance d’une amitié sont autant de thèmes développés avec tendresse, drôlerie légère et quelques touches poétiques (les apparitions de “l’outremonde”, les flash-back “aux papillons”…). Tout cela nous mène à une jolie fin, assez émouvante.

Adapté d’un roman de Jean-François Beauchemin, ce premier long-métrage de Jean-Christophe Dessaint (qui avait précédemment écrit le storyboard du Chat du rabbin, de Joann Sfar) est de facture honnête et plaisante. Il aurait pu cependant s’affranchir davantage de ses modèles et références : un schéma classique de conte européen (une forêt, une figure d’ogre, un enfant rudoyé…), une dimension mystique et des thématiques chères à Miyazaki (les esprits ou fantômes de la forêt, l’anthropomorphisme, le lien entre l’homme et la nature), des clins d’œil à L’Enfant sauvage de Truffaut.

Sur le plan visuel, le film a ses merveilles, notamment les paysages impressionnistes, qui témoignent d’un soin particulier apporté à la lumière. En contraste, la représentation des personnages principaux, Courge père et fils, apparaît grossière et déçoit un peu. En matière de doublage, le résultat est également hétérogène. Lorànt Deutsch, même s’il a toujours un côté gamin, n’a plus vraiment une voix d’enfant. Mais le choix de Jean Reno et de Claude Chabrol, pour doubler respectivement un homme des bois, taille colosse, et un gentil médecin, est nettement plus inspiré. Par ailleurs, c’est avec un peu de tristesse que l’on entend la voix douce et chaleureuse du réalisateur, une dernière fois au cinéma, puisqu’il est décédé peu de temps après ce doublage.

Frédéric Viaux (film vu le 26/10/2012)

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