Pleasure

Pleasure

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Pleasure
Titre en VO
Pleasure
Année (copyright)
2021
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisatrice Ninja Thyberg, Acteurs, Sofia Kappel, Revika Anne Reustle, Evelyn Claire, Chris Cock, Dana DeArmond, Mark Spiegler
Genre(s)
Drame
Thématiques
Industrie pornographique, Los Angeles, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Personnages acteurs, Personnages réalisateurs - metteurs en scène, Let's talk about sex, Arrivistes, Violences sexuelles, Trash, Films de 2021
Pays de production
Suède,  Pays-Bas,  France
Durée
1 h 50 min
Résumé
Linnéa, à peine 20 ans, a quitté sa Suède natale pour rejoindre Los Angeles où elle espère devenir une star du porno sous le nom de Bella Cherry. Logée par son agent, aux côtés d'autres actrices, elle découvre – entre appréhension et excitation – un univers qui va rapidement mettre à l'épreuve son sens des limites et son arrivisme.
IMDB

Mon avis

Audacieux et bien senti. Très documenté. Tourné dans des lieux et avec des personnalités de l’industrie pornographique US, univers professionnel dans lequel se sont immergées la réalisatrice ainsi que l’actrice principale (dont c’est le premier rôle à l’écran – sacré baptême du feu). Le résultat est d’un réalisme cash, sans complaisance, sans surdramatisation. Avec un objectif clair : dresser le portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui, saisir une expérience parmi d’autres dans ce monde particulier, donner à voir ses coulisses. Sans jugement mais en laissant juge. Il faut d’abord dire que le film ne montre que le versant le plus “présentable” du porno, légalement clean et pro, où toutes les parties sont consentantes. On n’est pas chez les bisounours – l’expression de la liberté des femmes y est toute relative, face aux pressions de toutes sortes – mais on n’est pas sur le versant le plus glauque ou le plus abject. Tout reste affaire de choix pour le personnage central. Pas de victimisation. Et c’est peut-être ce qui rend son histoire aussi pathétique. On touche là du doigt un rêve bien réel de célébrité, qui fait fi de l’intégrité physique comme de l’intégrité morale. Une forme d’arrivisme qui va de pair avec un avilissement volontaire. Où il est question de pouvoir, à grands coups de vulgarité et de violence assumées, à grands coups de réseaux sociaux. Tout cela capté stylistiquement dans un pur jus indé, dans une certaine trivialité du quotidien. L’expérience de cinéma est inconfortable mais toujours intéressante dans son approche, honnête et nuancée, et toujours bien tenue sur une ligne de crête où il n’était pas facile de trouver un équilibre.

Frédéric Viaux (film vu le 22/10/2021)

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