Un homme de trop

Un homme de trop

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Un homme de trop
Titre en VO
Un homme de trop
Année (copyright)
1967
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Costa-Gavras, Acteurs, Bruno Cremer, Michel Piccoli, Gérard Blain, Jean-Claude Brialy, Claude Brasseur, Jacques Perrin, Charles Vanel, Michel Creton, Claude Brosset, Med Hondo, Pierre Clémenti, François Périer, Monique Chaumette, Mario David, Patrick Préjean, Maurice Garrel, Albert Rémy, Serge Sauvion
Genre(s)
Guerre, Action / Aventure, Drame
Thématiques
Guerre 1939-1945, Résistance 1939-1945, Prisons, Évasions ou tentatives d'évasion, Peine de mort, Films de 1967
Pays de production
France,  Italie
Durée
1 h 50 min
Résumé
1943, dans les Cévennes. Un groupe de résistants organise l'évasion de Français condamnés à mort depuis une prison gardée par les Allemands. Douze prisonniers devaient être libérés. Ils sont finalement treize. Après avoir identifié l'intrus, qui se dit anarchiste et pacifiste, un doute subsiste dans l'esprit des résistants. Ce treizième homme est-il inoffensif comme il le prétend ? Est-ce un espion à la solde des Allemands ?
IMDB

Mon avis

C’est le deuxième long-métrage réalisé par Costa-Gavras après Compartiment tueurs (1965). Autant le premier avait connu un franc succès, autant celui-ci a fait un bide au moment de sa sortie. Le réalisateur avait pourtant, à nouveau, réuni un sacré casting et le scénario s’appuyait sur un roman de Jean-Pierre Chabrol, doté d’une matière dramatique intéressante, à défaut d’un joli titre. En découvrant le film plusieurs décennies après sa création, on se dit que l’ensemble est honnête, efficace, porté par une énergie tendue côté interprétation et côté mise en scène, avec l’écueil d’un bouillonnement un peu trop permanent, de quelques scènes et quelques notes musicales un peu trop appuyées. Mais le principal bémol réside probablement dans le traitement scénaristique de la présence de l’intrus parmi les prisonniers libérés (Michel Piccoli, parfait d’ambiguïté), du trouble et du cas de conscience que cette présence génère. Le traitement se dilue au fil de nombreuses scènes d’action, sans trouver l’épaisseur et le retentissement attendus. En tout cas, ce qui paraissait être le sujet central ne l’est pas vraiment. La trame narrative demeure toutefois captivante, avec un final spectaculaire, tragique et d’une certaine étrangeté, au sommet d’un pont surplombant un gouffre.

Frédéric Viaux (film vu le 12/08/2022)

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