Une vieille maîtresse

Une vieille maîtresse

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Une vieille maîtresse
Titre en VO
Une vieille maîtresse
Année (copyright)
2007
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisatrice Catherine Breillat, Acteurs, Fu'ad Aït Aattou, Asia Argento, Roxane Mesquida, Claude Sarraute, Yolande Moreau, Michael Lonsdale, Nicholas Hawtrey, Anne Parillaud, Amira Casar, Lio, Léa Seydoux, Caroline Ducey, Isabelle Renauld
Genre(s)
Drame, Amour
Thématiques
D'après Jules Barbey d'Aurevilly, Aristocratie et aristocrates, Mariages, Adultères, Films de 2007
Pays de production
France,  Italie
Durée
1 h 50 min
Résumé
XIXe siècle. Ryno de Marigny épouse la belle et pure Hermangarde, mais reste sous l'influence passionnée de Vellini, sa vieille maîtresse.
IMDB

Mon avis

Pour ceux qui ont lu et aimé le roman flamboyant de Barbey d’Aurevilly, dont ce film est l’adaptation, la déception est grande. Il y a d’abord un gros problème de casting. Fu’ad Aït Aattou est certes très beau, mais pas très bon… et surtout beaucoup trop jeune pour le rôle de Marigny, personnage qui a connu mille et une aventures avant d’épouser Hermangarde. Si Asia Argento (trop jeune elle aussi pour jouer une “vieille maîtresse”) ne s’en sort pas mal (malgré un accent italien alors qu’elle incarne une femme espagnole !), ce n’est pas le cas de Roxane Mesquida (atone), Claude Sarraute (au talent limité) ou Yolande Moreau (improbable comtesse d’Artelles). Dans la bouche de la plupart des acteurs, la belle langue du XIXe siècle sonne affreusement faux. Les dialogues jaillissent artificiellement, sans spontanéité. À cela s’ajoutent des détails qui tuent, notamment lorsqu’on découvre que Hermangarde est une “fausse blonde”, ou divers anachronismes, dans les costumes, par exemple. Bref, on n’y croit pas un seul instant et le spectacle frôle le ridicule.

Visuellement, c’est du mauvais téléfilm. Il y avait pourtant matière à créer de superbes atmosphères d’intérieur. Au lieu de cela, Catherine Breillat nous sert des images et une lumière tristes à pleurer. Dans ce ratage quasi complet, ressortent cependant quelques tableaux réussis, comme l’enchevêtrement des corps de Marigny et de Vellini. Mais c’est bien peu.

Victime d’une attaque puis d’une hémorragie cérébrales en 2004, Catherine Breillat a tourné ce film en ayant perdu la moitié de sa motricité. Son estime d’elle-même, en revanche, ne semble pas entamée : “Une moitié de Breillat, ça vaut tous les cinéastes français”, a-t-elle déclaré.

Frédéric Viaux (film vu le 09/06/2007)

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