War Requiem

War Requiem

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
War Requiem
Titre en VO
War Requiem
Année (copyright)
1988
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Derek Jarman, Acteurs, Nathaniel Parker, Tilda Swinton, Owen Teale, Sean Bean, Laurence Olivier, Patricia Hayes, Nigel Terry, Alex Jennings, Rohan McCullough, Claire Davenport
Genre(s)
Guerre, Drame, Expérimental
Thématiques
Objets filmiques non identifiés, Guerre 1914-1918, Armée britannique, Écrivains, Amours gays, Infirmiers et infirmières, Films de 1988
Pays de production
Royaume-Uni
Durée
1 h 30 min
Résumé
Un vétéran britannique de la Première Guerre mondiale récite un texte d'un poète-soldat tombé sur le front de Flandres. Il a près de lui une infirmière. Cette même infirmière qui a veillé le corps du poète-soldat à sa mort. Flash-back sur leurs années de guerre.
IMDB

Mon avis

Derek Jarman, cinéaste mais aussi peintre, sculpteur…, adapte en tableaux visuels et musicaux le requiem de Benjamin Britten (1962), qui donne son titre au film. Pour ce requiem non liturgique, Britten s’était inspiré des mots funèbres du poète Wilfred Owen, engagé volontaire dans la Première Guerre mondiale et décédé peu avant l’armistice de 1918. Jarman restitue l’ampleur lyrique de cette pièce musicale en lui ouvrant presque tout le champ sonore de son film, à l’exception du début qui fait entendre directement un poème d’Owen par la bouche de Laurence Olivier (dans son dernier rôle au cinéma). Côté images, Jarman nourrit une fiction sur les années de guerre du poète-soldat et d’une infirmière, tout en évoquant plus largement le conflit de 1914-1918 et les horreurs de la guerre en général, avec des images d’archives qui ramènent la réalité dans la fiction et font se rejoindre différentes temporalités.

Le résultat est une expérience de cinéma unique, sans dialogue, entre musique lyrique et compositions picturales animées, entre réalisme et allégorie, entre clair-obscur classique et inspiration esthétique personnelle. À l’oreille et à l’œil, c’est d’une grande beauté. Une beauté qui touche parfois au maniérisme pour ce qui est du style du cinéaste, mais qui a aussi ses fulgurances poétiques. Sur le fond, l’histoire est fragmentée ; elle nous capte de manière inégale, mais reste assez narrative pour maintenir l’intérêt tout du long. À noter enfin la présence dans le casting de Tilda Swinton, très jeune, dans un rôle tout de douceur et de déchirement mêlés, qui imprègnent la pellicule.

Frédéric Viaux (film vu le 05/07/2026)

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