West Side Story

West Side Story

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
West Side Story
Titre en VO
West Side Story
Année (copyright)
2021
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Steven Spielberg, Acteurs, Ansel Elgort, Rachel Zegler, Ariana DeBose, David Alvarez, Mike Faist, Rita Moreno, Josh Andrés Rivera, Corey Stoll, Brian d'Arcy James, Iris Menas
Genre(s)
Chanté / Dansé, Drame, Amour
Thématiques
New York, Bandes rivales, Chroniques du racisme ordinaire, Relations entre frères et sœurs, Roméo et Juliette - adaptations et variations, D'après William Shakespeare, Scènes de bal, Films de 2021
Pays de production
États-Unis
Durée
2 h 35 min
Résumé
Fin des années 1950. Dans le West Side de New York, quartier pauvre voué à la démolition et à la reconstruction, deux bandes de jeunes, les Jets et les Sharks, s'affrontent régulièrement pour avoir la suprématie sur leur territoire commun. Quand Tony, ex-leader des Jets, tombe amoureux de Maria au cours d'un bal, la tension monte encore d'un cran entre les deux clans. Car Maria n'est autre que la sœur de Bernardo, le chef des Sharks...
IMDB

Mon avis

Il fallait oser reprendre la comédie musicale à succès de Broadway et se lancer au cinéma dans un remake du classique de Robert Wise et Jerome Robbins. Mettre la barre aussi haut, voire plus haut. Apporter du sang neuf. Porter un regard contemporain sur cette histoire des années 1950. Steven Spielberg a relevé tous ces défis. Son film est à la fois un acte de bravoure et de talent. Alors bien sûr, connaissant l’histoire, l’effet de surprise joue moins ; le drame est peut-être moins percutant. Mais en matière d’exercice de style, c’est formidable. Réalisation virtuose, chorégraphies (réinventées) époustouflantes, photographie superbe… Le casting se tient bien, plus cohérent que celui du film de 1961 où bon nombre d’acteurs interprétant des membres de la communauté portoricaine (dont Nathalie Wood) n’étaient ni portoricains ni hispanophones. Il y a plus de réalisme social dans cette nouvelle version. La langue espagnole s’y entend davantage, même si bizarrement (et c’est dommageable) elle est moins sous-titrée que l’anglais. Plus de réalisme social également dans le topo sur la misère et l’injustice (via des propos parfois bien cash, notamment dans la bouche des personnages policiers), ou encore dans l’expression du communautarisme, du racisme et autres intolérances. L’introduction d’un personnage transgenre est à ce titre intéressante. Cette introduction ainsi que de petites variations dans le scénario et les dialogues d’origine donnent au drame des résonances contemporaines, noires mais justes. Une autre bonne idée pour faire la jonction, cette fois-ci artistique, entre le film de 1961 et celui de 2021, c’est la présence de l’actrice Rita Moreno : dans le rôle d’Anita en 1961, dans celui de Valentina en 2021 (joli rôle de pacificatrice, spécialement écrit pour elle). Spielberg a donc jonglé habilement entre héritage et inspiration nouvelle, accentuant des inquiétudes sociopolitiques qui traversent malheureusement le temps, tout en gardant la beauté du genre chanté/dansé, sa dimension virevoltante et colorée.

Frédéric Viaux (film vu le 16/12/2021)

Photo et bande-annonce

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