La Folie des grandeurs

La Folie des grandeurs

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
La Folie des grandeurs
Titre en VO
La Folie des grandeurs
Année (copyright)
1971
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Gérard Oury, Acteurs, Louis de Funès, Yves Montand, Alice Sapritch, Karin Schubert, Alberto de Mendoza, Gabriele Tinti, Don Jaime de Mora y Aragón, Eduardo Fajardo, Antonio Pica, Joaquín Solís, Venantino Venantini, Paul Préboist, Salvatore Borghese
Genre(s)
Comédie
Thématiques
Adaptations de pièces de théâtre, D'après Victor Hugo, Folie des grandeurs, Ministres, Rois et reines, Vengeances, Maîtres et serviteurs, Films de 1971
Pays de production
France,  Espagne,  Italie,  RFA (Allemagne)
Durée
1 h 45 min
Résumé
Ministre des finances, en charge de la collecte des impôts pour le roi d'Espagne, Don Salluste est connu (et détesté) pour son caractère cupide et irascible. La reine, notamment, ne le porte pas dans son cœur et décide de le déchoir de ses fonctions. Afin de se venger, Don Salluste imagine de faire appel à son neveu, Don César, pour séduire la reine et cocufier le roi. Face à son refus, il va finalement utiliser son valet Blaze, très épris de la souveraine, pour servir ses desseins...
IMDB

Mon avis

On s’amuse toujours de ce film inscrit au Patrimoine national de la comédie et fidèle serviteur des bonnes audiences de TF1 depuis des dizaines d’années. À l’origine, Victor Hugo a dû se retourner dans sa tombe en voyant une telle adaptation de son Ruy Blas. Il est vrai que Gérard Oury n’a jamais fait dans la dentelle littéraire… En revanche, le réalisateur a souvent eu l’art de manier efficacement les grosses ficelles comiques (courses-poursuites, quiproquos…) et de créer de bons tandems d’acteurs. Yves Montand (remplaçant Bourvil décédé juste avant le tournage) et Louis de Funès ne formaient pas sur le papier l’association la plus évidente au début des années 1970, tant les registres des deux acteurs étaient différents. Mais ils fonctionnent bien ensemble, le charme espiègle de l’un complétant le comique pète-sec de l’autre. Il faut toutefois passer sur leurs cabotinages respectifs, de même que sur les effets de style appuyés de la réalisation (notamment les zooms), oublier aussi la relative minceur de l’intrigue, pour savourer quelques répliques cultes (“Il est l’or, Monseignor…”), apprécier les détails rigolos des costumes (les pompons verts de Don Salluste au début), se réjouir du rythme fou-fou de l’ensemble, s’emballer en écoutant la musique très “western” de Michel Polnareff et enfin goûter le pouvoir de séduction de la délicieuse Alice Sapritch…

Pour l’anecdote, l’actrice allemande interprétant la reine, Karin Schubert, a poursuivi sa carrière dans le X.

Frédéric Viaux (film vu le 12/07/1994, revu le 30/12/2013)

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