La Llorona

La Llorona

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
La Llorona
Titre en VO
La Llorona
Année (copyright)
2019
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Jayro Bustamante, Acteurs, Sabrina De La Hoz, Julio Díaz, Margarita Kénefic, María Mercedes Coroy, Ayla-Elea Hurtado, María Telón, Juan Pablo Olyslager
Genre(s)
Drame, Fantastique
Thématiques
Regards sur le Guatemala, Procès, Régimes autoritaires, Figures du dictateur, Guerres civiles, Culpabilité, Corruptions, Huis clos (ou presque), Légendes, Maîtres et serviteurs, Poétique des éléments, Vengeances, Indiens d'Amérique, Films de 2019
Pays de production
Guatemala,  France
Durée
1 h 35 min
Résumé
Le général Monteverde, ex-président du Guatemala, est accusé de génocide envers la population indienne autochtone durant la guerre civile qui a fait rage dans un passé récent. Il est d'abord condamné puis acquitté. Une foule en colère investit les abords de la résidence où vivent le général et sa famille, les obligeant à rester cloîtrés. Monteverde commence à entendre les pleurs d'une femme. Des pleurs qu'il est seul à entendre. La quasi-totalité des domestiques fuit la résidence, tandis qu'une jeune femme, mystérieuse, vient se mettre au service de la famille.
IMDB

Mon avis

L’originalité de ce film tient dans son genre hybride, mêlant un certain réalisme social, historique et politique à une dimension fantastique, et ce, par le biais de la légende de la llorona, « la pleureuse », légende revisitée ici sous un angle justicier. Côté tableau social, on a des éléments attendus : crimes de guerre, corruptions… Moins attendue est cette déclinaison fantastique des thèmes de la culpabilité et de la vengeance. Jayro Bustamante (dont c’est le troisième long-métrage après Ixcanul et Tremblements) orchestre habilement un dérèglement progressif du quotidien, développe une déliquescence tendue, ouvre lentement mais sûrement un chemin vers la folie. Tout cela en mode huis clos, avec une belle photo de plus en plus sombre, traduisant comme une immersion dans des eaux de plus en plus profondes. Une poétique de l’eau, inquiétante et fatale, irrigue d’ailleurs tout le film. On peut juste regretter que le réalisateur ait eu parfois la main un peu lourde pour accentuer certains symboles ou appuyer certaines démonstrations. Il eût gagné à être plus évocateur, plus ambigu jusqu’au bout. Son film n’en demeure pas moins une expérience forte et intéressante.

Frédéric Viaux (film vu le 10/02/2020 sur grand écran)

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