Pauvres Créatures

Poor Things

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Pauvres Créatures
Titre en VO
Poor Things
Année (copyright)
2023
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Yorgos Lanthimos, Acteurs, Emma Stone, Willem Dafoe, Mark Ruffalo, Ramy Youssef, Hanna Schygulla, Jerrod Carmichael, Kathryn Hunter, Suzy Bemba, Christopher Abbott, Damien Bonnard
Genre(s)
Science-fiction, Comédie dramatique
Thématiques
Objets filmiques non identifiés, Angleterre victorienne, Londres, Pulsions suicidaires, Grossesses ou accouchements compliqués, Chirurgiens, Sciences et scientifiques, Frankenstein - adaptations et variations, Créateurs et créatures, Relations entre pères et filles, Relations entre mères et filles, Romans d'apprentissage - récits initiatiques, Let's talk about sex, Bateaux, Paris, Maisons closes, Prostitué(e)s et prostitution, Prêtres, Quêtes identitaires, Mutants, Vengeances, Petits contes philosophiques, Pastiches, Lion d'or au festival de Venise, Films de 2023
Pays de production
Irlande,  Royaume-Uni,  États-Unis
Durée
2 h 20 min
Résumé
Une jeune femme enceinte se jette d'un pont. Son corps sans vie est récupéré par Godwin Baxter, un homme de science défiguré, qui ne connaît ni tabou ni limite en matière d'expérience. Il transplante le cerveau de l'enfant à naître dans la tête de sa mère et redonne vie à la jeune femme qu'il baptise Bella Baxter. Avec ce cerveau d'enfant dans un corps d'adulte, Bella découvre la vie, le plaisir sexuel et profite de la rencontre d'un avocat libidineux pour quitter son nouveau foyer et faire l'expérience du monde.
IMDB

Mon avis

À l’origine, il y a un roman d’Alasdair Gray (1992) qui fournit au film une matière romanesque échevelée, pastiche de roman de science-fiction gothique (de type Frankenstein) et de roman d’apprentissage (de type Candide). Cela donne à l’écran un conte baroque où l’horreur côtoie une drôlerie absurde ou grotesque, un conte philosophique tordu et bouffon où il est question de liberté et de sexualité débridée, d’une émancipation féminine qui passe par la prostitution et d’une quête identitaire. C’est d’une originalité absolue et d’une constance parfaite en matière d’audaces et de surprises, certes. Mais c’est aussi volontairement outrancier et malsain. Le geste génère un spectacle inconfortable, pas toujours limpide dans ses intentions profondes. Ou bien discutable. Ou bien caricatural. On peut trouver ce film à la fois extraordinaire et peu ragoûtant voire indigeste. Film-monde, surchargé en termes de contenu comme en effets de style. Seul diamant authentique dans ce fourre-tout artificiel : la prestation hallucinante d’Emma Stone.

Lion d’or au festival de Venise 2023.

Frédéric Viaux (film vu le 20/01/2024)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *