Prospero’s Books

Prospero's Books

  • La piste aux étoiles

Fiche technique

Titre en VF
Prospero's Books
Titre en VO
Prospero's Books
Année (copyright)
1991
Réalisateur(s) et acteurs principaux
Réalisateur Peter Greenaway, Acteurs, John Gielgud, Isabelle Pasco, Michael Clark, Mark Rylance, Michel Blanc, Erland Josephson, Tom Bell, Kenneth Cranham, James Thierrée, Ute Lemper
Genre(s)
Drame, Fantastique, Expérimental
Thématiques
Objets filmiques non identifiés, Shakespeare au cinéma, Sur une île, Livres et lectures, Magie et magiciens, Poétique des éléments, Vengeances, On n'y comprend pas grand-chose, Contre-emploi d'acteurs, Compositeur Michael Nyman, Films de 1991
Pays de production
Royaume-Uni,  France,  Pays-Bas
Durée
2 h 00 min
Résumé
Trahi et chassé du pouvoir, le duc de Milan a trouvé refuge sur une île où il vit désormais sous le nom de Prospero, entouré de sa fille et de ses livres. Des livres qui lui permettent d'acquérir une science magique. Prospero communique avec les esprits et les commande. Maître des éléments et des illusions, il entreprend de se venger de ses ennemis d'antan, qu'il surprend en pleine mer, en pleine tempête...
IMDB

Mon avis

Adepte d’un cinéma expérimental, tourné vers l’insolite et sous grandes influences picturales, Peter Greenaway propose ici une adaptation très personnelle, extraordinaire, de La Tempête de Shakespeare. Une hallucinante fantasmagorie baroque. Un foisonnement de décors et de costumes étonnants, de chorégraphies et de chants, d’images incrustées ou superposées, d’écritures animées, entre délires encyclopédiques, ésotériques et poétiques. Greenaway offre une succession de tableaux vivants, puise son inspiration esthétique dans la Renaissance italienne comme dans la mythologie. Et pour animer ses tableaux, il s’appuie sur un casting absolument hétéroclite, puisque l’on trouve associés le très shakespearien John Gielgud, le très bergmanien Erland Josephson et le très « bronzé » Michel Blanc (le voir paré d’un costume du XVIe siècle, avec collerette, est l’une des hallucinations de ce film, même si l’acteur avait réorienté sa carrière depuis la fin des années 1980).

Dans cette matière exubérante et déconcertante, au spectateur de trouver son chemin. Ce n’est pas chose facile. Il faut un peu de temps pour commencer à tirer quelques fils d’une intrigue souvent absconse. Mais l’expérience est unique. L’expérience d’une forme d’art total, multisensoriel, incroyablement ambitieux, inventif jusqu’à l’overdose, fascinant et lassant, raffiné et monstrueux.

Musique : Michael Nyman (un fidèle du réalisateur).

Frédéric Viaux (film vu le 19/08/2013)

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